Au fil de la pandémie, on a observé dans le monde entier que cette maladie causée par un nouveau coronavirus pouvait favoriser la formation de caillots sanguins.

Mais selon les auteurs de l'étude, qui porte sur des malades gravement atteints, le traitement anticoagulant standard "est probablement insuffisant pour prévenir de façon efficace la thrombose veineuse profonde", c'est-à-dire la forme la plus sévère de phlébite, source potentielle d'embolies pulmonaires (le caillot se déplace et bouche l'artère pulmonaire).

Ces travaux, signés par une équipe de l'hôpital parisien Lariboisière (AP-HP/Inserm/université de Paris), portent sur 56 patients intubés et ventilés pour une pneumonie due au Covid-19.

Tous recevaient un traitement anticoagulant (héparine ou enoxaparine) et ont subi deux examens successifs (doppler) à plusieurs jours d'intervalle pour détecter les phlébites. Au total, près de la moitié (26, soit 46%) ont présenté une thrombose veineuse profonde, un nombre de cas "très élevé" selon les médecins, qui ont publié leurs travaux le 30 mai dans la revue spécialisée Journal of the American College of Cardiology.

Six patients ont développé cette thrombose entre le premier et le deuxième examen doppler. Ces travaux montrent "une très haute prévalence des thromboses veineuses profondes, dont une grosse proportion est potentiellement mortelle, chez les malades du Covid-19 intubés, malgré un traitement anticoagulant standard appliqué en prévention", conclut l'étude.

Selon ses auteurs, cela souligne "le besoin d'une surveillance attentive des thromboses veineuses profondes" chez ce type de patients et d'une "évaluation du rapport bénéfices/risques d'un traitement anticoagulant plus fort".

Selon l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), "l'équipe évalue actuellement d'autres régimes d'anticoagulation, permettant de prévenir de façon plus efficace les thromboses".

En avril, après 18 jours en réanimation à Los Angeles, l'acteur canadien Nick Cordero, gravement malade du Covid-19, avait dû être amputé de sa jambe droite car un caillot indélogeable y bloquait la circulation du sang.

Dans une autre étude publiée le 28 mai dans l'European Journal of Heart Failure, des chercheurs français avaient fait un lien entre les phlébites, les embolies pulmonaires et les arrêts cardiaques inexpliqués observés hors de l'hôpital pendant l'épidémie.

"Une part importante des personnes victimes de mort subite, pendant le pic épidémique, était probablement liée à des embolies pulmonaires", avait alors indiqué l'AP-HP dans un communiqué.

Au fil de la pandémie, on a observé dans le monde entier que cette maladie causée par un nouveau coronavirus pouvait favoriser la formation de caillots sanguins. Mais selon les auteurs de l'étude, qui porte sur des malades gravement atteints, le traitement anticoagulant standard "est probablement insuffisant pour prévenir de façon efficace la thrombose veineuse profonde", c'est-à-dire la forme la plus sévère de phlébite, source potentielle d'embolies pulmonaires (le caillot se déplace et bouche l'artère pulmonaire). Ces travaux, signés par une équipe de l'hôpital parisien Lariboisière (AP-HP/Inserm/université de Paris), portent sur 56 patients intubés et ventilés pour une pneumonie due au Covid-19. Tous recevaient un traitement anticoagulant (héparine ou enoxaparine) et ont subi deux examens successifs (doppler) à plusieurs jours d'intervalle pour détecter les phlébites. Au total, près de la moitié (26, soit 46%) ont présenté une thrombose veineuse profonde, un nombre de cas "très élevé" selon les médecins, qui ont publié leurs travaux le 30 mai dans la revue spécialisée Journal of the American College of Cardiology. Six patients ont développé cette thrombose entre le premier et le deuxième examen doppler. Ces travaux montrent "une très haute prévalence des thromboses veineuses profondes, dont une grosse proportion est potentiellement mortelle, chez les malades du Covid-19 intubés, malgré un traitement anticoagulant standard appliqué en prévention", conclut l'étude.Selon ses auteurs, cela souligne "le besoin d'une surveillance attentive des thromboses veineuses profondes" chez ce type de patients et d'une "évaluation du rapport bénéfices/risques d'un traitement anticoagulant plus fort". Selon l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), "l'équipe évalue actuellement d'autres régimes d'anticoagulation, permettant de prévenir de façon plus efficace les thromboses". En avril, après 18 jours en réanimation à Los Angeles, l'acteur canadien Nick Cordero, gravement malade du Covid-19, avait dû être amputé de sa jambe droite car un caillot indélogeable y bloquait la circulation du sang. Dans une autre étude publiée le 28 mai dans l'European Journal of Heart Failure, des chercheurs français avaient fait un lien entre les phlébites, les embolies pulmonaires et les arrêts cardiaques inexpliqués observés hors de l'hôpital pendant l'épidémie. "Une part importante des personnes victimes de mort subite, pendant le pic épidémique, était probablement liée à des embolies pulmonaires", avait alors indiqué l'AP-HP dans un communiqué.