Dans une lettre adressée à leurs gouvernements respectifs, ces neufs groupes hospitaliers, membres de l'Alliance européenne des hôpitaux universitaires, assurent que leurs établissements seront "bientôt à court de médicaments essentiels" pour les patients en services de réanimation.

"Au rythme actuel de consommation, les stocks seront épuisés dans quelques jours dans les hôpitaux les plus durement touchés, et dans deux semaines" pour les autres, poursuivent les signataires, dont l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le King's Health Partner de Londres, l'hôpital San Raffaele de Milan et, chez nous, l'UZ Leuven.

Le courrier, révélé par Le Monde, évoque un manque de "relaxants musculaires", de "sédatifs" et de "médicaments analgésiques", "consommés rapidement et avec un réapprovisionnement insuffisant ou inexistant" en raison de l'afflux de malades du coronavirus.

"Nous sommes tous reconnaissants" face aux "mesures courageuses et ambitieuses que les autorités régionales et nationales ont prises pour ralentir la propagation du virus". Mais "la situation a évolué au point que la collaboration et la coopération internationales sont absolument nécessaires", insiste le courrier.

En l'absence de collaboration européenne pour garantir un approvisionnement régulier", les hôpitaux "pourraient ne plus être en mesure de fournir des soins intensifs adéquats", mettent en garde les signataires, pour qui une action coordonnée des autorités européennes est d'"une importance vitale

Plusieurs médecins et groupes hospitaliers ont tiré la sonnette d'alarme ces derniers jours sur le manque de médicaments en service de réanimation.

Interrogé sur le sujet lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le ministre de la Santé Olivier Véran a reconnu "des tensions sur les stocks d'un certain nombre de produits dans les hôpitaux"."La demande de certains médicaments explose de 2.000% dans le monde, ce qui crée des mouvements de tension", a-t-il expliqué.

L'Alliance appelle dès lors les autorités nationales à laisser transiter par leurs frontières le matériel médical nécessaire. L'approvisionnement en médicaments dépend en effet de réseaux de distribution internationaux car la production de certains traitements, notamment génériques, se concentre sur des sites très éloignés géographiquement.

Aucun site de production européen n'a la capacité de fabriquer tous les médicaments nécessaires aux soins contre le coronavirus. La décision de certains gouvernements de fermer les frontières à l'exportation afin de préserver leurs maigres stocks pourrait dès lors avoir pour conséquence que ces médicaments vitaux n'arrivent pas jusqu'aux patients qui en ont le plus besoin. L'EUHA plaide donc pour une approche européenne plutôt que nationale.

Dans une lettre adressée à leurs gouvernements respectifs, ces neufs groupes hospitaliers, membres de l'Alliance européenne des hôpitaux universitaires, assurent que leurs établissements seront "bientôt à court de médicaments essentiels" pour les patients en services de réanimation."Au rythme actuel de consommation, les stocks seront épuisés dans quelques jours dans les hôpitaux les plus durement touchés, et dans deux semaines" pour les autres, poursuivent les signataires, dont l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le King's Health Partner de Londres, l'hôpital San Raffaele de Milan et, chez nous, l'UZ Leuven.Le courrier, révélé par Le Monde, évoque un manque de "relaxants musculaires", de "sédatifs" et de "médicaments analgésiques", "consommés rapidement et avec un réapprovisionnement insuffisant ou inexistant" en raison de l'afflux de malades du coronavirus."Nous sommes tous reconnaissants" face aux "mesures courageuses et ambitieuses que les autorités régionales et nationales ont prises pour ralentir la propagation du virus". Mais "la situation a évolué au point que la collaboration et la coopération internationales sont absolument nécessaires", insiste le courrier. Plusieurs médecins et groupes hospitaliers ont tiré la sonnette d'alarme ces derniers jours sur le manque de médicaments en service de réanimation.Interrogé sur le sujet lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le ministre de la Santé Olivier Véran a reconnu "des tensions sur les stocks d'un certain nombre de produits dans les hôpitaux"."La demande de certains médicaments explose de 2.000% dans le monde, ce qui crée des mouvements de tension", a-t-il expliqué.L'Alliance appelle dès lors les autorités nationales à laisser transiter par leurs frontières le matériel médical nécessaire. L'approvisionnement en médicaments dépend en effet de réseaux de distribution internationaux car la production de certains traitements, notamment génériques, se concentre sur des sites très éloignés géographiquement. Aucun site de production européen n'a la capacité de fabriquer tous les médicaments nécessaires aux soins contre le coronavirus. La décision de certains gouvernements de fermer les frontières à l'exportation afin de préserver leurs maigres stocks pourrait dès lors avoir pour conséquence que ces médicaments vitaux n'arrivent pas jusqu'aux patients qui en ont le plus besoin. L'EUHA plaide donc pour une approche européenne plutôt que nationale.