Les poumons des patients décédés du Covid-19 après un mois en soins intensifs sont rendus méconnaissables par les dégâts subis, selon le professeur Mauro Giacca (King's College), spécialiste cardio-vasculaire. D'après lui, ce constat indique "de réels problèmes" pour les personnes guéries, ajoute le quotidien The Guardian.

Une infection de longue durée par le coronavirus occasionne, selon le Pr Giacca, "une perturbation complète de l'architecture pulmonaire".

Sous certains angles, on ne peut même plus distinguer qu'il s'agissait d'un poumon

Il a étudié les rapports d'autopsie de patients italiens décédés après un séjour de 30 à 40 jours en soins intensifs.

Il a constaté que de grandes quantités de virus restaient présentes et que les cellules pulmonaires avaient fusionné de façon inhabituelle. "Ce que vous voyez chez ces patients décédés après avoir été plus d'un mois malades est totalement différent de ce qu'on constate dans le cas d'une infection pulmonaire classique, de grippe ou du SRAS", affirme Mauro Giacca.

"Il y a de nombreux caillots sanguins". Il a également vu de grandes quantités "de cellules de grande taille fusionnées avec le virus et 10 à 15 noyaux cellulaires. Je suis convaincu que cela explique le caractère atypique du Covid-19".

Cette maladie n'est pas causée par un virus qui tue les cellules

"C'est très important à savoir dans l'optique du traitement", conclut-il.

Les poumons des patients décédés du Covid-19 après un mois en soins intensifs sont rendus méconnaissables par les dégâts subis, selon le professeur Mauro Giacca (King's College), spécialiste cardio-vasculaire. D'après lui, ce constat indique "de réels problèmes" pour les personnes guéries, ajoute le quotidien The Guardian.Une infection de longue durée par le coronavirus occasionne, selon le Pr Giacca, "une perturbation complète de l'architecture pulmonaire". Il a étudié les rapports d'autopsie de patients italiens décédés après un séjour de 30 à 40 jours en soins intensifs. Il a constaté que de grandes quantités de virus restaient présentes et que les cellules pulmonaires avaient fusionné de façon inhabituelle. "Ce que vous voyez chez ces patients décédés après avoir été plus d'un mois malades est totalement différent de ce qu'on constate dans le cas d'une infection pulmonaire classique, de grippe ou du SRAS", affirme Mauro Giacca. "Il y a de nombreux caillots sanguins". Il a également vu de grandes quantités "de cellules de grande taille fusionnées avec le virus et 10 à 15 noyaux cellulaires. Je suis convaincu que cela explique le caractère atypique du Covid-19". "C'est très important à savoir dans l'optique du traitement", conclut-il.