La lettre ouverte sera intitulée "La double punition inacceptable du personnel hospitalier". De Cannière et Cadière s'y adressent directement au Premier ministre belge, car "plus que jamais, les hôpitaux ont besoin d'un soutien politique déterminé pour faire face à cette crise de la manière la plus efficace et la plus sûre", semble-t-il. Une clé détenue par le Premier ministre Wilmès.

Les deux chirurgiens déplorent que le personnel hospitalier, qui est exposé quotidiennement aux risques d'infection, ne dispose pas des mesures de protection adéquates, comme, par exemple, les masques buccaux : "Il n'est plus acceptable, faute d'équipements de protection individuelle suffisants, de ne pouvoir les utiliser que pour les rares patients qui ont été testés positifs, alors que nous traitons chaque jour de nombreux patients COVISD-19 sans le savoir et que nous courons un risque élevé en ne les faisant pas tester", affirment De Cannière et Cadière. La seule solution que les chirurgiens du CHU Saint-Pierre voient est la prescription systématique de tests. Cependant, il y a un manque de matériel de test pour cela.

"Test, test, test"

"Une disponibilité suffisante des tests est, comme chacun le comprend, un élément important dans la lutte contre l'épidémie", soulignent De Cannière et Cadière. "L'Organisation Mondiale de la Santé nous rappelle explicitement, par l'intermédiaire de son président : "On ne peut pas combattre un feu les yeux bandés. Test, test, test". Le dépistage systématique des professionnels de la santé contribuerait grandement à prévenir la contamination involontaire des patients et de leurs collègues, tout en les rassurant chez eux et en protégeant leur famille contre l'infection", poursuivent les médecins dans leur lettre ouverte.

Ces temps exceptionnels nécessitent des mesures exceptionnelles, mais cela ne devrait pas poser de problème aux yeux des deux professeurs. L'histoire a déjà montré que les pays peuvent être flexibles à cet égard "il y a 80 ans, la production d'avions a été multipliée par 20 en quelques mois seulement par les pays en guerre. Nous sommes conscients qu'une grande partie de l'appareil de production industrielle a été délocalisée. Mais ne nous dites pas que la Belgique n'est pas capable de produire des masques, des équipements de protection individuelle et des réactifs. Ne nous dites pas que nous n'avons pas les budgets nécessaires pour doubler les salaires du personnel de laboratoire et leur donner le soutien logistique dont ils ont besoin pour effectuer des tests sur tous les patients", affirment clairement De Cannière et Cadière.

Ils soulignent que la solution à la crise viendra des laboratoires et expriment leur confiance dans les chercheurs belges qui sont "parmi les meilleurs du monde". Selon De Cannière et Cadière, elle ne dépendra pas du personnel soignant. Leurs sacrifices et leur courage continueront à ralentir la pandémie. "Peu d'entre nous déserteront malgré notre inquiétude, le pire est bien sûr d'infecter nos familles et ceux qui partagent notre toit. C'est la double punition du personnel de l'hôpital", disent-ils.

"Au moment où nous écrivons ces lignes, des collègues et des amis se battent pour leur vie de l'autre côté de la barrière des soins intensifs. Il est de votre devoir de nous protéger à tout moment. C'est à nous de vous avertir de nos besoins", concluent De Cannière et Cadière.

La lettre ouverte sera intitulée "La double punition inacceptable du personnel hospitalier". De Cannière et Cadière s'y adressent directement au Premier ministre belge, car "plus que jamais, les hôpitaux ont besoin d'un soutien politique déterminé pour faire face à cette crise de la manière la plus efficace et la plus sûre", semble-t-il. Une clé détenue par le Premier ministre Wilmès. Les deux chirurgiens déplorent que le personnel hospitalier, qui est exposé quotidiennement aux risques d'infection, ne dispose pas des mesures de protection adéquates, comme, par exemple, les masques buccaux : "Il n'est plus acceptable, faute d'équipements de protection individuelle suffisants, de ne pouvoir les utiliser que pour les rares patients qui ont été testés positifs, alors que nous traitons chaque jour de nombreux patients COVISD-19 sans le savoir et que nous courons un risque élevé en ne les faisant pas tester", affirment De Cannière et Cadière. La seule solution que les chirurgiens du CHU Saint-Pierre voient est la prescription systématique de tests. Cependant, il y a un manque de matériel de test pour cela."Une disponibilité suffisante des tests est, comme chacun le comprend, un élément important dans la lutte contre l'épidémie", soulignent De Cannière et Cadière. "L'Organisation Mondiale de la Santé nous rappelle explicitement, par l'intermédiaire de son président : "On ne peut pas combattre un feu les yeux bandés. Test, test, test". Le dépistage systématique des professionnels de la santé contribuerait grandement à prévenir la contamination involontaire des patients et de leurs collègues, tout en les rassurant chez eux et en protégeant leur famille contre l'infection", poursuivent les médecins dans leur lettre ouverte. Ces temps exceptionnels nécessitent des mesures exceptionnelles, mais cela ne devrait pas poser de problème aux yeux des deux professeurs. L'histoire a déjà montré que les pays peuvent être flexibles à cet égard "il y a 80 ans, la production d'avions a été multipliée par 20 en quelques mois seulement par les pays en guerre. Nous sommes conscients qu'une grande partie de l'appareil de production industrielle a été délocalisée. Mais ne nous dites pas que la Belgique n'est pas capable de produire des masques, des équipements de protection individuelle et des réactifs. Ne nous dites pas que nous n'avons pas les budgets nécessaires pour doubler les salaires du personnel de laboratoire et leur donner le soutien logistique dont ils ont besoin pour effectuer des tests sur tous les patients", affirment clairement De Cannière et Cadière.Ils soulignent que la solution à la crise viendra des laboratoires et expriment leur confiance dans les chercheurs belges qui sont "parmi les meilleurs du monde". Selon De Cannière et Cadière, elle ne dépendra pas du personnel soignant. Leurs sacrifices et leur courage continueront à ralentir la pandémie. "Peu d'entre nous déserteront malgré notre inquiétude, le pire est bien sûr d'infecter nos familles et ceux qui partagent notre toit. C'est la double punition du personnel de l'hôpital", disent-ils. "Au moment où nous écrivons ces lignes, des collègues et des amis se battent pour leur vie de l'autre côté de la barrière des soins intensifs. Il est de votre devoir de nous protéger à tout moment. C'est à nous de vous avertir de nos besoins", concluent De Cannière et Cadière.