Cette étude, qui a été menée entre le 28 mai et le 3 juin 2020, constitue le 3e volet de l'Enquête de Santé Covid-19. Elle met en lumière les conséquences indirectes de l'épidémie et de la levée progressive des mesures de restriction (depuis le 4 mai) sur la vie des citoyens.

Il apparait notamment que 4 travailleurs sur 10 ont pu poursuivre leur activité professionnelle par le biais du télétravail alors que pour un travailleur sur 10, la levée des mesures de restrictions a entrainé un retour au travail. D'autre part, 22% des personnes de 18 ans et plus indiquent que la situation financière de leur ménage s'est détériorée par rapport au début de l'épidémie. Tandis que les personnes seules avec des enfants et les personnes au chômage (technique) ont été plus souvent en défaut de paiement pendant la crise, notamment en ce qui concerne les factures et les soins de santé.

Impact financier important sur la vie quotidienne des Belges

"La crise du Covid-19 a eu un impact financier important sur la vie quotidienne des Belges. On observe par exemple que 10% de la population a craint de manquer de nourriture, 5% a effectivement manqué de nourriture et 10% ne pouvaient pas se permettre de manger des repas sains et équilibrés", commente Rana Charafeddine, chercheuse chez Sciensano.

Les impacts indirects de l'épidémie sur la santé mentale et sociale ont également été observés. La proportion de personnes insatisfaites de leurs contacts sociaux a diminué suite à l'assouplissement des mesures de confinement (46,5% comparé à 62% lors de la première enquête). Le pourcentage de personnes ne se sentant pas soutenu est quant à lui resté stable, aux alentours de 33% lors des 3 derniers mois.

Concernant la santé mentale, les troubles anxieux (16%) et dépressifs (15%) parmi les personnes de 18 ans et plus sont moins fréquents que lors de la première enquête de santé Covid-19, mais restent malgré tout présents. Ces troubles touchent principalement les personnes habitant seules ou en situation monoparentale et les personnes présentant une situation financière instable.

"Les troubles anxieux et dépressifs peuvent, entre autres, être à l'origine de pensées et comportements suicidaires", indique Rana Charafeddine. Il ressort de l'enquête que 8% des personnes de 18 ans et plus ont indiqué qu'elles avaient sérieusement pensé à mettre fin à leur vie au cours des 3 derniers mois, et 0,4% ont même tenté de le faire.

L'étude révèle encore que les citoyens se disent moins bien informés de l'assouplissement des mesures de confinement (68%) et des recommandations de voyage (50%) qu'au début de la crise.

Enfin, le non-respect de certaines mesures s'est aggravé: entre la deuxième et la troisième vague de résultats, "on note une augmentation de la proportion de personnes disant ne pas respecter les mesures d'hygiène (de 14% à 18%) et la mesure de distanciation physique (de 12% à 26%)", ponctue Sciensano.

Cette étude, qui a été menée entre le 28 mai et le 3 juin 2020, constitue le 3e volet de l'Enquête de Santé Covid-19. Elle met en lumière les conséquences indirectes de l'épidémie et de la levée progressive des mesures de restriction (depuis le 4 mai) sur la vie des citoyens. Il apparait notamment que 4 travailleurs sur 10 ont pu poursuivre leur activité professionnelle par le biais du télétravail alors que pour un travailleur sur 10, la levée des mesures de restrictions a entrainé un retour au travail. D'autre part, 22% des personnes de 18 ans et plus indiquent que la situation financière de leur ménage s'est détériorée par rapport au début de l'épidémie. Tandis que les personnes seules avec des enfants et les personnes au chômage (technique) ont été plus souvent en défaut de paiement pendant la crise, notamment en ce qui concerne les factures et les soins de santé.Impact financier important sur la vie quotidienne des Belges "La crise du Covid-19 a eu un impact financier important sur la vie quotidienne des Belges. On observe par exemple que 10% de la population a craint de manquer de nourriture, 5% a effectivement manqué de nourriture et 10% ne pouvaient pas se permettre de manger des repas sains et équilibrés", commente Rana Charafeddine, chercheuse chez Sciensano. Les impacts indirects de l'épidémie sur la santé mentale et sociale ont également été observés. La proportion de personnes insatisfaites de leurs contacts sociaux a diminué suite à l'assouplissement des mesures de confinement (46,5% comparé à 62% lors de la première enquête). Le pourcentage de personnes ne se sentant pas soutenu est quant à lui resté stable, aux alentours de 33% lors des 3 derniers mois. Concernant la santé mentale, les troubles anxieux (16%) et dépressifs (15%) parmi les personnes de 18 ans et plus sont moins fréquents que lors de la première enquête de santé Covid-19, mais restent malgré tout présents. Ces troubles touchent principalement les personnes habitant seules ou en situation monoparentale et les personnes présentant une situation financière instable. "Les troubles anxieux et dépressifs peuvent, entre autres, être à l'origine de pensées et comportements suicidaires", indique Rana Charafeddine. Il ressort de l'enquête que 8% des personnes de 18 ans et plus ont indiqué qu'elles avaient sérieusement pensé à mettre fin à leur vie au cours des 3 derniers mois, et 0,4% ont même tenté de le faire. L'étude révèle encore que les citoyens se disent moins bien informés de l'assouplissement des mesures de confinement (68%) et des recommandations de voyage (50%) qu'au début de la crise. Enfin, le non-respect de certaines mesures s'est aggravé: entre la deuxième et la troisième vague de résultats, "on note une augmentation de la proportion de personnes disant ne pas respecter les mesures d'hygiène (de 14% à 18%) et la mesure de distanciation physique (de 12% à 26%)", ponctue Sciensano.