"Ces adolescents ont été peu entendus car ils ne sont "pas à risque", mais faisant courir des risques, et "pas prioritaires"", relève Fabienne Glowacz. "Mais ils ont besoin de s'exprimer et dans les questions ouvertes, ils disaient espérer qu'on les entendrait, ils confiaient avoir l'impression d'être les oubliés de la crise sanitaire".

80 % des jeunes interrogés présentent un niveau d'anxiété plus élevé que la norme. Un jeune sur deux (52,6 %) rapporte une humeur dépressive, ressent de la fatigue, une perte de motivation et d'énergie. 20,8 % d'entre eux obtiennent même un score significatif à l'échelle de dépression qui permet de valider cette symptomatologie. Ils sont même 9 % à confier avoir ou avoir eu, depuis le début de la crise sanitaire, des pensées, gestes suicidaires, et/ou d'automutilation.

Les filles présentent des scores significativement plus élevés à l'échelle d'anxiété et à l'échelle de dépression : "Elles sont plus nombreuses à rassurer leurs proches, mener des actions de soutien, et ainsi plus exposées à des facteurs de stress, à la détresse des autres", commente la professeure.

Les sondés les moins touchés psychologiquement par la crise sont ceux qui, outre les contacts venus de la sphère scolaire et des amis, exposent avoir vu leurs activités à la maison se diversifier et les contacts avec leurs parents s'intensifier.

"Ces adolescents ont été peu entendus car ils ne sont "pas à risque", mais faisant courir des risques, et "pas prioritaires"", relève Fabienne Glowacz. "Mais ils ont besoin de s'exprimer et dans les questions ouvertes, ils disaient espérer qu'on les entendrait, ils confiaient avoir l'impression d'être les oubliés de la crise sanitaire". 80 % des jeunes interrogés présentent un niveau d'anxiété plus élevé que la norme. Un jeune sur deux (52,6 %) rapporte une humeur dépressive, ressent de la fatigue, une perte de motivation et d'énergie. 20,8 % d'entre eux obtiennent même un score significatif à l'échelle de dépression qui permet de valider cette symptomatologie. Ils sont même 9 % à confier avoir ou avoir eu, depuis le début de la crise sanitaire, des pensées, gestes suicidaires, et/ou d'automutilation. Les filles présentent des scores significativement plus élevés à l'échelle d'anxiété et à l'échelle de dépression : "Elles sont plus nombreuses à rassurer leurs proches, mener des actions de soutien, et ainsi plus exposées à des facteurs de stress, à la détresse des autres", commente la professeure. Les sondés les moins touchés psychologiquement par la crise sont ceux qui, outre les contacts venus de la sphère scolaire et des amis, exposent avoir vu leurs activités à la maison se diversifier et les contacts avec leurs parents s'intensifier.