"Sur la santé mentale, c'est un immense chantier sur lequel la France avait historiquement pris du retard. L'épidémie (du Covid-19) a ralenti sa mise en oeuvre mais elle l'a aussi rendu encore plus nécessaire et nous conduit à prendre des choix plus radicaux", a déclaré le chef de l'Etat affirmant que la France devait dans ce domaine "rattraper son retard".

Il s'exprimait à l'occasion de la Journée mondiale pour l'autisme, lors d'une visite à l'hôpital psychiatrique de Saint-Egrève qui abrite un centre de dépistage pionnier et modèle.

Depuis 2018 et malgré le Covid, 63 centres du même type ont été mis en place, avec l'objectif d'en installer 100, un par département français.

Le chef de l'Etat a promis en outre de relancer le "plan psychiatrie" qu'il avait évoqué avant l'épidémie, avec comme priorité de redonner de l'attractivité à la profession.

"Le premier combat à mes yeux est celui du repérage", a-t-il souligné, après avoir rencontré des parents qui plébiscitent ce centre gratuit et polyvalent où leur enfant est suivi trois demi-journées par semaine pendant deux ans.

"Mon fils Raphaël, 6 ans, revit! Il a des amis, il commence à apprendre à lire et écrire", s'est écriée Céline qui s'inquiète que le suivi gratuit s'arrête au bout de deux ans. "Il faudra le prolonger", a souhaité le président.

- Les adultes "grands oubliés" -

"On a vu des dizaines de médecins, pour des milliers d'euros, avant qu'enfin ici soit posé le diagnostic", a raconté avec émotion Pierre, père d'une fillette de 6 ans.

Doté de près de 400 millions d'euros, le 4e plan autisme (2018-2022) comprend quatre objectifs: agir plus précocement auprès des enfants, diversifier les modalités de scolarisation, soutenir l'approche scientifique et renforcer l'accompagnement des adultes.

La France compte près de 700.000 personnes autistes et on estime que près d'un enfant sur cent naît avec un trouble du spectre autistique.

Sous-diagnostic, problèmes de scolarisation, manque de solutions d'accueil, discriminations, difficultés d'insertion: la prise en charge de l'autisme demeure encore insuffisante, alertent régulièrement les associations. "Les adultes sont les grands oubliés" de cette stratégie, regrette la Fédération d'associations Unapei (qui défend les intérêts des personnes handicapées mentales).

"Tout cela plaide pour qu'on raisonne en parcours de soins tout au long de la vie et non plus en cases, a répondu M. Macron. Car à chaque fois qu'on change d'âge, on change de statut. Et pour certains où c'est très très dur, l'autisme lourd, il n'y a pas de cases. Notre système est trop un damier compliqué", a-t-il admis.

"Sur la santé mentale, c'est un immense chantier sur lequel la France avait historiquement pris du retard. L'épidémie (du Covid-19) a ralenti sa mise en oeuvre mais elle l'a aussi rendu encore plus nécessaire et nous conduit à prendre des choix plus radicaux", a déclaré le chef de l'Etat affirmant que la France devait dans ce domaine "rattraper son retard".Il s'exprimait à l'occasion de la Journée mondiale pour l'autisme, lors d'une visite à l'hôpital psychiatrique de Saint-Egrève qui abrite un centre de dépistage pionnier et modèle.Depuis 2018 et malgré le Covid, 63 centres du même type ont été mis en place, avec l'objectif d'en installer 100, un par département français.Le chef de l'Etat a promis en outre de relancer le "plan psychiatrie" qu'il avait évoqué avant l'épidémie, avec comme priorité de redonner de l'attractivité à la profession."Le premier combat à mes yeux est celui du repérage", a-t-il souligné, après avoir rencontré des parents qui plébiscitent ce centre gratuit et polyvalent où leur enfant est suivi trois demi-journées par semaine pendant deux ans."Mon fils Raphaël, 6 ans, revit! Il a des amis, il commence à apprendre à lire et écrire", s'est écriée Céline qui s'inquiète que le suivi gratuit s'arrête au bout de deux ans. "Il faudra le prolonger", a souhaité le président. - Les adultes "grands oubliés" - "On a vu des dizaines de médecins, pour des milliers d'euros, avant qu'enfin ici soit posé le diagnostic", a raconté avec émotion Pierre, père d'une fillette de 6 ans.Doté de près de 400 millions d'euros, le 4e plan autisme (2018-2022) comprend quatre objectifs: agir plus précocement auprès des enfants, diversifier les modalités de scolarisation, soutenir l'approche scientifique et renforcer l'accompagnement des adultes.La France compte près de 700.000 personnes autistes et on estime que près d'un enfant sur cent naît avec un trouble du spectre autistique.Sous-diagnostic, problèmes de scolarisation, manque de solutions d'accueil, discriminations, difficultés d'insertion: la prise en charge de l'autisme demeure encore insuffisante, alertent régulièrement les associations. "Les adultes sont les grands oubliés" de cette stratégie, regrette la Fédération d'associations Unapei (qui défend les intérêts des personnes handicapées mentales)."Tout cela plaide pour qu'on raisonne en parcours de soins tout au long de la vie et non plus en cases, a répondu M. Macron. Car à chaque fois qu'on change d'âge, on change de statut. Et pour certains où c'est très très dur, l'autisme lourd, il n'y a pas de cases. Notre système est trop un damier compliqué", a-t-il admis.