On savait déjà que les Millenials (les 24-38 ans) souffraient davantage de burn-out et de dépressions, mais il semble que la génération qui suit est encore plus fragile, ressort-il d'une étude de l'agence de tendances Trendwolves reprise par le quotidien flamand.
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On savait déjà que les Millenials (les 24-38 ans) souffraient davantage de burn-out et de dépressions, mais il semble que la génération qui suit est encore plus fragile, ressort-il d'une étude de l'agence de tendances Trendwolves reprise par le quotidien flamand. "Quand ce groupe va débarquer en masse sur le marché du travail, cela va poser des problèmes majeurs", déclare Willemijn van Dommelen de l'asbl 't hArt voor iedereen, une organisation qui soutient les personnes ayant des problèmes psychosociaux. "Aujourd'hui, nous nous concentrons trop sur les Millenials, sans nous soucier de la génération qui suit. C'est une grosse erreur. Nous devons absolument nous concentrer sur la génération Z, sous peine de nous retrouver avec une génération de "burning boomers". "Ces jeunes grandissent dans une période d'incertitude économique dit Trendwolves. Contrairement à la génération des Millenials, qui a grandi avec l'idée qu'elle pourrait tout obtenir et devenir ce qu'elle voulait, la génération Z est beaucoup plus réaliste. Elle sait qu'elle devra travailler dur et se prendre en main. C'est cette idée qui engendre stress et pression", indique le rapport repris par De Morgen.Les jeunes se mettent eux-mêmes la pression, ce qui entraîne davantage de problèmes psychosociaux. De plus, la génération Z est familière avec l'évolution rapide de la technologie. C'est même la génération la plus connectée de tous les temps. Elle passe sa vie en ligne et sur plusieurs écrans simultanément. Du coup, ces jeunes ont souvent du mal à se reposer, ce qui les rend plus vulnérables à la dépression. Ils ne s'intègrent pas non plus au travail tel qu'il est actuellement organisé. "Afin de pouvoir faire face à l'abondance des choix, les jeunes de la génération Z adoptent une attitude flexible et veulent pouvoir déterminer où et quand ils travaillent. En gros ils souhaitent avoir une liberté absolue qui leur permet de combiner plusieurs emplois avec des passions multiples. "Une autre enquête réalisée par Trendwolves sur la génération Z en 2016 révèle ainsi qu'un jeune sur deux envisage de créer sa propre entreprise ou de travailler de manière indépendante. Ils privilégient ainsi un travail qu'ils estiment utile et prennent leur distance face à la richesse matérielle et ne s'inquiètent guère d'avoir de la stabilité, un salaire élevé et un titre ronflant. C'est pourquoi ils ont du mal avec une hiérarchie verticale. Ils ne respectent plus l'ancienneté ou la hiérarchie, mais bien les objectifs atteints. Plutôt que d'obliger ces jeunes à se fondre dans le moule d'une organisation traditionnelle et où ils seront par essence malheureux, on doit veiller à trouver des solutions, préconise encore l'étude. L'urgence est aujourd'hui de se pencher sur le phénomène et de rapidement établir un plan d'action. On doit impérativement rendre les jeunes plus résistants, mais aussi sensibiliser les entreprises, si l'on ne veut pas se retrouver face à une génération qui va nous éclater entre les doigts. Une implosion générale qui se traduira par un tsunami de burn-out.