> Comprendre notre démarche: 100 notes d'un indispensable espoir dans une année de m...
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Une décennie que les fédérations nationales de football enchaînent les campagnes antiracistes. Dans toutes les langues, avec des stars de toutes les couleurs, des banderoles, des badges, des discours. Mais les incidents n'ont pas diminué. Des amendes ont été infligées, des cartes rouges ont été dégainées, mais les matchs n'ont jamais été interrompus lorsqu'un joueur était la cible de propos, de cris ou d'insultes racistes. Le 8 décembre, à Paris, les choses ont changé. En plein duel de Ligue des Champions, le quatrième arbitre a désigné l'entraîneur adjoint de Basaksehir comme "le Noir". Les joueurs du club turc ont alors décidé de quitter le terrain, imités illico par leurs adversaires du PSG et contraignant l'Union européenne de football à reporter la rencontre au lendemain, avec un autre quatuor arbitral. > Racisme dans le foot: "Les joueurs ont prouvé qu'ils sont plus forts que des campagnes de com hypocrites" (entretien)Un moment d'histoire, résumait le quotidien Libération: "Pour la première fois à ce niveau, 22 joueurs ont, de concert, décidé d'en finir, contredisant au passage les consignes d'une instance faîtière qui aura tenté jusqu'au bout de sauver sa compétition et les droits télé qui vont avec." Un "on se lève et on se casse" plus efficace que toutes les campagnes. Et annonçant la fin de l'impunité du racisme dans le sport roi, omniprésent et à tous les niveaux. Même de pouvoir, comme l'a prouvé la soirée parisienne.