Il y a quelques mois la joueuse de tennis chinoise Peng Shuai avait accusé Zhang Gaoli, ancien vice-Premier ministre chinois, de l'avoir contrainte à une relation sexuelle. Ils auraient ensuite été amants. Après ces accusations, la joueuse avait mystérieusement disparu pendant plusieurs semaines avant de réapparaître.

La propagande, à tout prix

Les preuves du gouvernement choinois se suivent et se ressemblent. Dimanche, une journaliste du Global Times, média d'état chinois, a publié sur Twitter une vidéo de Peng Shuai discutant avec Yoa Ming (une star du basket). Car le doute plane toujours autour des conditions de vie de l'ancienne N.1 en double, qui fait des apparitions ponctuelles via des vidéos sur les réseaux sociaux ou de médias du pouvoir. La pression internationale commence à se faire sentir et la Chine tente d'éteindre l'incendie.

Mais ce n'est pas la première fois que des scandales de pays accusés de non-respect des droits de l'homme viennent se mêler à des compétitions sportives. C'était le cas de l'histoire presque croyable de la sprinteuse Krystsina Tsimanouskaya qui a été victime d'une tentative de rapatriement forcé après avoir critiqué son staff aux Jeux Olympiques de Tokyo. Celle-ci avait eu le temps de fuir en Pologne, mais cela n'a pas été le cas de Peng Shuai qui semble prise dans les filets du gouvernement chinois.

Elle est revenue sur ses déclarations

Dimanche, la joueuse est revenue sur ses accusations en les réfutant et accusant les réseaux sociaux d'une mauvaise compréhension. Elle a également affirmé qu'elle vivait en toute liberté. Cette nouvelle apparition ne rassure personne, y compris la WTA (la Women's Tennis Association, la plus grande association sportive organisant les tournois du tennis féminin professionnel), qui a réitéré ses inquiétudes sur l'expression libre de la joueuse. Toutes les preuves apportées par le gouvernement chinois concernant l'ancienne gagnante de Roland-Garros ont été publiées via les réseaux sociaux ou des médias d'État. Sa seule apparition en dehors de ce contexte a été sa discussion avec le président du Comité Olympique. Mais elle n'y était peut-être pas seule car le New York Times a dénoncé l'incohérence de la présence lors de ce rendez-vous d'un traducteur, étant donné que la joueuse participe à des compétitions internationales depuis de nombreuses années et parle couramment l'anglais.

Suffisamment de preuves ?

Il y a peu de chance pour que le gouvernement chinois arrive à convaincre la WTA que la joueuse est totalement libre avec ce genre de preuves. Pour l'instant, les tournois de l'association des joueuses de tennis sont toujours suspendus dans le pays. Ils ne reprendront pas tant que la preuve de sa totale liberté de mouvement ne sera pas prouvée et qu'une enquête ne soit ouverte sur les accusations de la jeune femme. Le gouvernement chinois doit sortir le grand jeu pour convaincre la WTA de reprendre ses tournois, qui engendrent énormément d'argent, mais cela n'est pas encore le cas.

Ariane Kandilaptis

Il y a quelques mois la joueuse de tennis chinoise Peng Shuai avait accusé Zhang Gaoli, ancien vice-Premier ministre chinois, de l'avoir contrainte à une relation sexuelle. Ils auraient ensuite été amants. Après ces accusations, la joueuse avait mystérieusement disparu pendant plusieurs semaines avant de réapparaître. La propagande, à tout prixLes preuves du gouvernement choinois se suivent et se ressemblent. Dimanche, une journaliste du Global Times, média d'état chinois, a publié sur Twitter une vidéo de Peng Shuai discutant avec Yoa Ming (une star du basket). Car le doute plane toujours autour des conditions de vie de l'ancienne N.1 en double, qui fait des apparitions ponctuelles via des vidéos sur les réseaux sociaux ou de médias du pouvoir. La pression internationale commence à se faire sentir et la Chine tente d'éteindre l'incendie. Mais ce n'est pas la première fois que des scandales de pays accusés de non-respect des droits de l'homme viennent se mêler à des compétitions sportives. C'était le cas de l'histoire presque croyable de la sprinteuse Krystsina Tsimanouskaya qui a été victime d'une tentative de rapatriement forcé après avoir critiqué son staff aux Jeux Olympiques de Tokyo. Celle-ci avait eu le temps de fuir en Pologne, mais cela n'a pas été le cas de Peng Shuai qui semble prise dans les filets du gouvernement chinois. Elle est revenue sur ses déclarationsDimanche, la joueuse est revenue sur ses accusations en les réfutant et accusant les réseaux sociaux d'une mauvaise compréhension. Elle a également affirmé qu'elle vivait en toute liberté. Cette nouvelle apparition ne rassure personne, y compris la WTA (la Women's Tennis Association, la plus grande association sportive organisant les tournois du tennis féminin professionnel), qui a réitéré ses inquiétudes sur l'expression libre de la joueuse. Toutes les preuves apportées par le gouvernement chinois concernant l'ancienne gagnante de Roland-Garros ont été publiées via les réseaux sociaux ou des médias d'État. Sa seule apparition en dehors de ce contexte a été sa discussion avec le président du Comité Olympique. Mais elle n'y était peut-être pas seule car le New York Times a dénoncé l'incohérence de la présence lors de ce rendez-vous d'un traducteur, étant donné que la joueuse participe à des compétitions internationales depuis de nombreuses années et parle couramment l'anglais. Suffisamment de preuves ? Il y a peu de chance pour que le gouvernement chinois arrive à convaincre la WTA que la joueuse est totalement libre avec ce genre de preuves. Pour l'instant, les tournois de l'association des joueuses de tennis sont toujours suspendus dans le pays. Ils ne reprendront pas tant que la preuve de sa totale liberté de mouvement ne sera pas prouvée et qu'une enquête ne soit ouverte sur les accusations de la jeune femme. Le gouvernement chinois doit sortir le grand jeu pour convaincre la WTA de reprendre ses tournois, qui engendrent énormément d'argent, mais cela n'est pas encore le cas. Ariane Kandilaptis