Dans ce long entretien accordé en italien à la revue des jésuites Civilta Cattolica, le pape a aussi évoqué la question de l'avortement. Si une femme a avorté, que cela lui "pèse énormément" et qu'"elle est sincèrement repentante", son acte doit être pardonné, a-t-il expliqué. "Le confessionnal n'est pas une salle de tortures mais le lieu de la miséricorde", a-t-il ajouté, dans cette interview diffusée par quinze autres revues jésuites dans le monde. François a expliqué par ailleurs que l'Eglise "ne pouvait insister seulement sur les questions liées à l'avortement, au mariage homosexuel et à l'usage des méthodes contraceptives. Je n'ai pas beaucoup parlé de ces choses, et cela m'a été reproché. Quand on en parle, il faut en parler dans un certain contexte", a-t-il estimé. "Nous devons annoncer l'Evangile sur toutes les routes, en annonçant la Bonne nouvelle du Royaume, et en soignant, également avec notre prédication, tout type de maladie et de blessure", a-t-il recommandé. Jorge Mario Bergoglio a expliqué par ailleurs qu'il n'a "jamais été de droite" mais que sa "manière autoritaire de prendre des décisions lui avait créé des problèmes" quand il était responsable des jésuites à Buenos Aires. Il avait seulement 36 ans quand il est devenu "provincial" des jésuites. "Il s'agissait d'affronter des questions difficiles, et je prenais mes décisions de manière brusque et personnelle", a-t-il admis. Bergoglio avait été provincial avant et au début des années de la dictature en Argentine et avait eu des différends avec d'autres jésuites. (Belga)

Dans ce long entretien accordé en italien à la revue des jésuites Civilta Cattolica, le pape a aussi évoqué la question de l'avortement. Si une femme a avorté, que cela lui "pèse énormément" et qu'"elle est sincèrement repentante", son acte doit être pardonné, a-t-il expliqué. "Le confessionnal n'est pas une salle de tortures mais le lieu de la miséricorde", a-t-il ajouté, dans cette interview diffusée par quinze autres revues jésuites dans le monde. François a expliqué par ailleurs que l'Eglise "ne pouvait insister seulement sur les questions liées à l'avortement, au mariage homosexuel et à l'usage des méthodes contraceptives. Je n'ai pas beaucoup parlé de ces choses, et cela m'a été reproché. Quand on en parle, il faut en parler dans un certain contexte", a-t-il estimé. "Nous devons annoncer l'Evangile sur toutes les routes, en annonçant la Bonne nouvelle du Royaume, et en soignant, également avec notre prédication, tout type de maladie et de blessure", a-t-il recommandé. Jorge Mario Bergoglio a expliqué par ailleurs qu'il n'a "jamais été de droite" mais que sa "manière autoritaire de prendre des décisions lui avait créé des problèmes" quand il était responsable des jésuites à Buenos Aires. Il avait seulement 36 ans quand il est devenu "provincial" des jésuites. "Il s'agissait d'affronter des questions difficiles, et je prenais mes décisions de manière brusque et personnelle", a-t-il admis. Bergoglio avait été provincial avant et au début des années de la dictature en Argentine et avait eu des différends avec d'autres jésuites. (Belga)