Dans le sillage des révélations du "Offshore Leaks", il a été rappelé la semaine passée que cette société publique, qui soutient des projets d'investissement dans le secteur privé de pays en développement, recourait aux paradis fiscaux pour placer une partie de son argent. M. Labille proposera à la société et au gouvernement que, dans les deux ans qui viennent, celle-ci mette fin à cette pratique. Pour son collège en charge de la fraude fiscale, John Crombez, le délai est trop long. "Nous savons depuis le début de l'année passée qu'il y a un problème. Si les administrateurs de BIO estiment qu'ils peuvent faire ça, alors, ils n'ont qu'à chercher un autre boulot le plus vite possible", a-t-il déclaré. L'administrateur-délégué de la société, Luuk Zonneveld, a de son côté mis en garde les responsables politiques contre les conséquences de telles propositions. BIO a eu recours à ces montages off-shore pour des raisons purement techniques et juridiques, a-t-il assuré. "La réalité, c'est que ces îles possèdent une expérience précieuse dans la mise sur pied de structures financières très complexes. Dans notre cas, différents pays investissent d'abord dans un fonds dont l'argent est ensuite réparti vers d'autres pays pour être investi là-bas dans des projets de développement". Selon M. Zonneveld, si BIO devait renoncer à ces montages, les coûts qu'elle devra supporter augmenteront considérablement. "Et ça ne profitera à personne". (GEJ)

Dans le sillage des révélations du "Offshore Leaks", il a été rappelé la semaine passée que cette société publique, qui soutient des projets d'investissement dans le secteur privé de pays en développement, recourait aux paradis fiscaux pour placer une partie de son argent. M. Labille proposera à la société et au gouvernement que, dans les deux ans qui viennent, celle-ci mette fin à cette pratique. Pour son collège en charge de la fraude fiscale, John Crombez, le délai est trop long. "Nous savons depuis le début de l'année passée qu'il y a un problème. Si les administrateurs de BIO estiment qu'ils peuvent faire ça, alors, ils n'ont qu'à chercher un autre boulot le plus vite possible", a-t-il déclaré. L'administrateur-délégué de la société, Luuk Zonneveld, a de son côté mis en garde les responsables politiques contre les conséquences de telles propositions. BIO a eu recours à ces montages off-shore pour des raisons purement techniques et juridiques, a-t-il assuré. "La réalité, c'est que ces îles possèdent une expérience précieuse dans la mise sur pied de structures financières très complexes. Dans notre cas, différents pays investissent d'abord dans un fonds dont l'argent est ensuite réparti vers d'autres pays pour être investi là-bas dans des projets de développement". Selon M. Zonneveld, si BIO devait renoncer à ces montages, les coûts qu'elle devra supporter augmenteront considérablement. "Et ça ne profitera à personne". (GEJ)