" Júbilo immortal ! " Ainsi titra le journal colombien El Tiempo, le 29 juillet, au lendemain d'un 106e Tour de France d'excellent cru, remporté avec brio par Egan Bernal, la grande révélation de cette année cycliste. A seulement 22 ans, le rouleur-grimpeur de l'équi...

" Júbilo immortal ! " Ainsi titra le journal colombien El Tiempo, le 29 juillet, au lendemain d'un 106e Tour de France d'excellent cru, remporté avec brio par Egan Bernal, la grande révélation de cette année cycliste. A seulement 22 ans, le rouleur-grimpeur de l'équipe Ineos, déjà vainqueur de Paris-Nice et du Tour de Suisse plus tôt dans la saison, est devenu le premier coureur sud-américain à gagner la Grande Boucle, et le troisième plus jeune vainqueur de son histoire. Une légende, déjà. C'est sur les pentes de l'Iseran, lors d'une dix-neuvième étape raccourcie en raison d'une météo dantesque, que le Colombien s'était emparé du maillot jaune conservé jusqu'alors par le Français Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quickstep), avant de s'imposer avec 1 minute et 11 secondes d'avance sur son coéquipier d'Ineos, Geraint Thomas, au classement général final. Très bon cru, également, pour le cyclisme belge, grâce aux prestigieuses victoires d'étapes de Dylan Theuns, Thomas De Gendt et Wout Van Aert. Mais aussi pour Bruxelles, la ville du grand départ et d'arrivée de deux étapes : d'après le ministre bruxellois des Finances et de la Fonction publique Sven Gatz (Open VLD), les retombées de l'événement seraient sept fois supérieures aux 4,5 millions d'euros investis dans son organisation. " Bravo ", dans toutes les langues.