Vous voyez ce jardin. On a commencé à le redessiner il y a douze ans, quand on est arrivé ici sur les hauteurs de Wépion. On le fait visiter régulièrement. On vient d'ailleurs de lancer, vu les demandes répétées, une petite entreprise d'aménagements extérieurs... " Philippe Taminiaux, la soixantaine, homme de marketing et fils de pub, n'en finit pas de lancer de nouveaux projets depuis le milieu des années 1990.
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Vous voyez ce jardin. On a commencé à le redessiner il y a douze ans, quand on est arrivé ici sur les hauteurs de Wépion. On le fait visiter régulièrement. On vient d'ailleurs de lancer, vu les demandes répétées, une petite entreprise d'aménagements extérieurs... " Philippe Taminiaux, la soixantaine, homme de marketing et fils de pub, n'en finit pas de lancer de nouveaux projets depuis le milieu des années 1990. Avec sa société Menatam, dont il est redevenu actionnaire majoritaire après avoir racheté les parts de son ex-associé il y a six ans, Philippe Taminiaux est aujourd'hui à la tête d'un véritable petit empire commercial, construit de A à Z. D'abord sous le label Electro Cash, jouant sur le hard discount local en électroménager là où les " porte-avions " internationaux ne pouvaient pas s'implanter. Sa recette : la force de persuasion de ses vendeurs, la communication de masse ciblée et honnête. Ne jamais faire de la promotion en l'air, sans pouvoir la tenir. Simple, intuitif, mais efficace, quand le réseau suit. Et il suit. Via l'enseigne Electro Cash et ses 25 magasins wallons. Puis, une fois qu'il a eu les coudées franches, avec Eggo : 6 millions d'euros investis et... 20 points de vente ouverts en 6 mois, au sud et au nord du pays (35 au total dès 2008). La nouvelle enseigne de cuisine sur mesure " branchée et pas (trop) chère " cartonne rapidement. Courtisé par la concurrence internationale, le self-made man namurois, contrairement à un entrepreneur classique, se montre insensible au chant des sirènes étrangères qui lui proposaient le prix fort. " J'ai eu très peur de m'être trompé une fois de trop et de tout perdre quand j'ai vu la crise arriver. Et contre toute attente, après un moment dur à passer, ça a redémarré de plus belle ; et, surtout, plus vite que nos concurrents directs. J'aurais pu tout revendre voici quelques années. J'ai tout réinvesti, après en avoir longuement parlé avec mes collaborateurs, en prenant tous les risques. Aujourd'hui, c'est mon fils qui reprend toute la gestion de l'entreprise. Il a accès à tout... Moi, je me contente de garder un £il sur tout... et la main sur la communication. " La jeune enseigne se répand aux Pays-Bas et va attaquer la France. Tout ça au sortir d'un garage de Floreffe... PHilippe coulée