Lorsque les (futurs) propriétaires tombèrent par hasard sur ce terrain, ils n'hésitèrent pas une seconde, conquis par la vue et le jardin de 1 200 m². C'est une grande parcelle en L, de forme inhabituelle. Côté rue, elle ne fait que 8,5 mètres de large, mais elle se déploie pour atteindre une largeur de 50 mètres au fond du jardin. Des terrains agricoles s'étendent à l'arrière, ce qui fait que le jardin semble niché en pleins champs.
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Lorsque les (futurs) propriétaires tombèrent par hasard sur ce terrain, ils n'hésitèrent pas une seconde, conquis par la vue et le jardin de 1 200 m². C'est une grande parcelle en L, de forme inhabituelle. Côté rue, elle ne fait que 8,5 mètres de large, mais elle se déploie pour atteindre une largeur de 50 mètres au fond du jardin. Des terrains agricoles s'étendent à l'arrière, ce qui fait que le jardin semble niché en pleins champs. Pourtant, la parcelle présentait un bémol : sa force portante n'était pas terrible. Cet inconvénient a poussé les clients et leurs architectes à concevoir et mettre en oeuvre une construction légère, de caractère industriel. Les prescriptions urbanistiques pour ce lotissement précisaient que la façade à rue devait être construite en terre cuite, donc en briques. Les architectes ont argumenté que la tuile était également fabriquée en terre cuite et s'avérait nettement plus légère qu'une brique traditionnelle. Ils voulaient en effet éviter toute surcharge en raison de la force portante relativement faible du terrain. Dans la même optique, ils ont limité le nombre de planchers et de murs massifs et ils ont mis en oeuvre une structure en acier. A l'exception du mur de briques du côté de la construction neuve mitoyenne, la totalité de la construction est une combinaison d'acier et de bois. Esthétiquement, le caractère " brut " des tuiles est largement compensé par les lamelles de bois qui occupent tout un pan de la façade avant. Mais celles-ci présentent encore d'autres avantages : elles garantissent une certaine intimité et une vue discrète du bureau sur la rue. La lumière qui pénètre à travers les lamelles se mue en douce clarté et l'ensoleillement direct est évité. Dans le hall d'entrée, les lamelles protègent une haute baie vitrée que l'on peut ouvrir par beau temps, procurant ainsi une bonne circulation d'air. Les occupants voulaient une maison très lumineuse et très spacieuse. Ils ont donc opté pour de petites chambres à coucher et une cuisine fonctionnelle. Le reste de l'espace devait être consacré aux pièces de vie et de travail. Un bloc compact a permis de concentrer débarras, espace technique et toilettes entre le séjour et la rue. Comme les maîtres d'ouvrage souhaitaient garder un contact avec la rue depuis le rez-de-chaussée, les architectes ont placé des fenêtres étroites de part et d'autre de ce grand bloc. En y ajoutant les ouvertures de la façade latérale, le vide et les grandes baies vitrées à l'arrière, on obtient un imposant effet de spatialité. Une autre demande des propriétaires ? Avoir un accès direct de la rue vers le jardin. Ce passage sert de carport et crée une bande entièrement ouverte le long du séjour au rez-de-chaussée.Réalisation : Van Wassenhove Architecten, tél. : 09 221 67 79. www.vanwassenhovearchitecten.be Découvrez l'intégralité du texte et les plans de ce reportage dans le magazine Je vais construire de septembre en vente chez votre libraire. www.jevaisconstruire.be Agnes Mus