Les propriétaires ont acquis l'appartement d'origine à l'état brut (vente " casco "). C'était une formule tout à fait adaptée pour ce jeune couple d'architectes qui souhaitait aménager son propre lieu de vie selon ses désirs. " Nous avons acquis un premier plateau au troisième étage d'un immeuble, tout en sachant que le permis d'urbanisme stipulait la possibilité d'une surélévation. Nous avons profité de la hauteur de l'immeuble voisin. Sans cette " dent creuse ", nous n'aurions pas pu faire aboutir notre pro...

Les propriétaires ont acquis l'appartement d'origine à l'état brut (vente " casco "). C'était une formule tout à fait adaptée pour ce jeune couple d'architectes qui souhaitait aménager son propre lieu de vie selon ses désirs. " Nous avons acquis un premier plateau au troisième étage d'un immeuble, tout en sachant que le permis d'urbanisme stipulait la possibilité d'une surélévation. Nous avons profité de la hauteur de l'immeuble voisin. Sans cette " dent creuse ", nous n'aurions pas pu faire aboutir notre projet ", raconte Thomas Vanwindekens, qui a d'abord assuré la réfection du premier niveau d'habitation. L'extension (en surélévation) a été conçue en retrait de la façade de l'immeuble, côté rue, avec une terrasse plein sud. Une " boîte en bois " a été posée sur la toiture plate existante, et le plafond du troisième étage a été ouvert ensuite pour créer la trémie et l'escalier. Cette opération s'est faite au dernier moment afin que la famille puisse continuer à occuper l'étage inférieur pendant toute la durée du chantier. Le nouveau volume est composé de trois panneaux de toiture et de quatre panneaux de façade. Le bois a été choisi pour la simplicité et la rapidité de sa mise en oeuvre, même si son coût s'est avéré plus élevé que celui d'une construction traditionnelle. La liaison entre les deux plateaux s'effectue par le biais d'un escalier pratiqué dans une trémie de 3 mètres sur 2 mètres, créée au niveau de l'ancien lanterneau. L'escalier se compose de deux parties : l'une, en MDF peint, intègre un espace de rangement dans chacune de ses marches ; l'autre, en métal laqué, est dépourvue de contremarches pour une meilleure diffusion de la lumière. Le garde-corps tubulaire est protégé par un filet de sécurité nécessaire pour les enfants encore en bas âge. Le bureau, stratégiquement placé au pied de l'escalier, permet de travailler tout en surveillant les enfants dans leur chambre ou leur salle de jeu. En bas, sol en bois et murs blancs. En haut, murs en bois et sol blanc. Entre les deux niveaux, les propriétaires ont inversé la place des matériaux pour dessiner un effet de contraste tout en créant une sensation d'unité. En bas, le mobilier vintage des années 1950/1960 donne le ton. En haut, le design scandinave a la parole. Réalisation : Spotless Architecture, architecte Thomas Vanwindekens www.spotless.be Ce mois-ci dans Je vais Construire/ Tu bâtis je rénove Trois systèmes de ventilation sous la loupe Les revêtements de sol sains et naturels Toutes les primes à l'énergie et à la rénovation www.jevaisconstruire.beAGNÈS ZAMBONI