Cette fois, il n'y a pas eu besoin d'un long conclave émaillé de nuits blanches et de hautes tensions politiques. Le gouvernement fédéral a bouclé, le dimanche 19 mars, le contrôle budgétaire 2017, sans bavure, mais sans grande ambition. L'effort à réaliser ...

Cette fois, il n'y a pas eu besoin d'un long conclave émaillé de nuits blanches et de hautes tensions politiques. Le gouvernement fédéral a bouclé, le dimanche 19 mars, le contrôle budgétaire 2017, sans bavure, mais sans grande ambition. L'effort à réaliser se situait entre 313 millions et un milliard d'euros, selon la marge de sécurité prise. Pour y arriver, la ministre du Budget Sophie Wilmès (MR) a pu compter sur des circonstances favorables, une croissance un peu plus alerte (1,4 %) et l'effet retour de la limitation des intérêts notionnels. Résultat ? Une épure propre, sans nouvelles taxes ni mesures d'économie. Mais sans vision, non plus : pas de réforme complémentaire, pas d'effort supplémentaire pour espérer atteindre l'équilibre promis en 2018. L'opposition francophone parle de " manipulation des chiffres ", tandis que le patronat déplore une occasion manquée. Le gouvernement Michel doit désormais conclure, d'ici à l'été, des dossiers majeurs et sensibles au sein de la coalition : réforme de l'impôt des sociétés, plan d'investissements... Le Premier ministre Charles Michel (MR) évoque aussi un plan de renouveau politique, visant à diminuer le nombre de ministres dans un climat ambiant très antipolitique. Mais il l'annonce... pour la prochaine législature. O. M.