Voici une année, alors qu'il semblait à tout le moins plausible qu'une solution fédérale finisse par se dégager, Namur attendait patiemment, mais de manière proactive, un nouveau train de régionalisation. Douze mois et des poussières plus tard, la capitale wallonne est toujours à quai, même si le sifflement de la locomotive se fait entendre. Les négociateurs nationaux réussiront bien à dégager un compromis. Un compromis qui, quoi qu'il advienne, accentuera les pouvoirs régionaux en confiant à l'Elysette davantage de prérogatives. Nous reviendrons ainsi, dans ce dossier spécial, sur les implantations historiques de cette régionalisation et sur le cadastre global qu'a réalisé la Ville, en vue du débarquement futur de nouveaux fonctionnaires. Les bâtiments disponibles ou qui le sont potentiellement représentent pas moins de 135 000 mètres carrés... La Ville se tient donc prête, même si, on s'en doute, elle a bien d'autres chats à fouetter. Et pas des moindres...
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Voici une année, alors qu'il semblait à tout le moins plausible qu'une solution fédérale finisse par se dégager, Namur attendait patiemment, mais de manière proactive, un nouveau train de régionalisation. Douze mois et des poussières plus tard, la capitale wallonne est toujours à quai, même si le sifflement de la locomotive se fait entendre. Les négociateurs nationaux réussiront bien à dégager un compromis. Un compromis qui, quoi qu'il advienne, accentuera les pouvoirs régionaux en confiant à l'Elysette davantage de prérogatives. Nous reviendrons ainsi, dans ce dossier spécial, sur les implantations historiques de cette régionalisation et sur le cadastre global qu'a réalisé la Ville, en vue du débarquement futur de nouveaux fonctionnaires. Les bâtiments disponibles ou qui le sont potentiellement représentent pas moins de 135 000 mètres carrés... La Ville se tient donc prête, même si, on s'en doute, elle a bien d'autres chats à fouetter. Et pas des moindres... Le premier, forcément, tient à la préparation des élections communales de 2012. Le mayeur CDH Jacques Etienne n'en fait pas mystère depuis cet été : il ne briguera pas un second mandat. Ses motivations seront détaillées dans ces pages : l'entretien qu'il nous livre avec beaucoup d'honnêteté donnera un éclairage neuf à cette décision. Se pose, dès lors, la question d'une succession qui risque, à tout le moins, d'être mouvementée. Et qui risque d'attirer sur elle pas mal d'analyses et de commentaires, en octobre 2012 : Namur s'offrira-t-elle une nouvelle majorité ou reconduira-t-elle ce trio bleu-orange-vert noué dans l'urgence, au soir de ce drôle de scrutin précédent ? Jacques Etienne croit en son poulain humaniste, Maxime Prévot, mais l'écharpe pourrait fort bien revenir à une femme cette fois-ci : la ministre Eliane Tillieux, pour le clan socialiste, et l'échevine Anne Barzin, du côté libéral, se verraient bien reprendre le flambeau mayoral. En attendant cette échéance, Namur aura également fort à faire avec les dossiers urbanistiques d'importance qu'il lui reste à boucler. On pense évidemment à la nouvelle gare des bus, pour laquelle la Région wallonne a débloqué 50 millions d'euros. Le projet devrait enfin se mettre en... route prochainement, histoire de gommer définitivement l'actuelle gare, aussi laide qu'obsolète. En parallèle à ce développement, la Ville attend encore le verrouillage administratif du dossier City Mall : le fameux centre commercial, dont nous vous détaillerons les tenants et les aboutissants, tarde également à sortir des cartons pour entrer dans le concret. Combinés, ces deux dossiers représentent assurément le plus gros enjeu du moment, du côté de la cité mosane. Mais comme le souligne l'échevin de l'Urbanisme, Arnaud Gavroy (Ecolo), ce sera la prochaine majorité qui récoltera les fruits de ces longues tractations. Si elle les récolte un jour... Le nouveau palais de justice figure également dans les grandes man£uvres à venir d'une capitale wallonne qui semble davantage s'ouvrir aux grues et aux pelleteuses. Ce n'est pas le secteur immobilier, longtemps ronchon quant au manque de constructions neuves, qui s'en plaindra. Le secteur résidentiel, à cet égard, connaît une période plutôt calme. Pas de grands bouleversements sur le front immobilier où, il est vrai, les appartements neufs, denrée plutôt rare dans le secteur, ont la cote. Parmi les grands enjeux qui se distinguent sur l'horizon namurois, la Ville souhaite également, et nous le verrons plus précisément dans les pages à venir, se profiler comme un véritable pôle environnemental fort. Le zoning Ecolys, s'il n'a pas été autorisé à recevoir le label d'éco-zoning, cherche néanmoins à se frayer un chemin dans cette verte direction. Le BEP (Bureau économique de la Province) se charge d'appuyer ces ambitions. La manière dont Namur conduit son lobbying auprès des instances régionales et fédérales fera d'ailleurs l'objet d'une analyse approfondie. Dans ce dossier spécial consacré la capitale wallonne, nous évoquerons également en détail des initiatives comme celles liées à la Ressourcerie namuroise, qui innove dans le traitement des encombrants. L'objectif ? Rendre un second souffle aux objets dont on se délaisse parfois un peu trop rapidement. En clair, nous ferons un petit tour d'horizon des forces vives qui cherchent à tirer le Grand Namur vers le haut... Il y a plus d'un demi-siècle, la Ville devait également rassembler ses forces vives pour recoller les morceaux. L'Allemagne nazie, enserrée dans sa folie destructrice, s'était en effet attaquée à Namur, au tout début du second conflit mondial. Nous verrons dans ces pages comment la Résistance, la collaboration, l'accommodation et enfin la Libération sont venues bercer le quotidien tourmenté des Namurois, entre 1940 et 1944. Comme souvent, la préparation du Débarquement de Normandie causa, curieusement, autant (si pas plus) de dégâts que les ravages purement allemands : un mal pour un bien qui causa son lot de douleurs au sein de la population locale. Les plus anciens s'en souviendront très certainement... GUY VERSTRAETENNamur aura fort à faire avec les dossiers urbanistiques d'importance qu'il lui reste à boucler