"Des terroristes sans idéologie, cela n'existe pas. Ou alors ce sont des psychopathes", dit l'avocat Richard Malka dans votre dernier Grand entretien (Le Vif du 4 novembre). Ces projets terroristes recrutent. Ils trouvent... des personnalités psychopathiques qui s'encostumeront comme il convient. Les end...

"Des terroristes sans idéologie, cela n'existe pas. Ou alors ce sont des psychopathes", dit l'avocat Richard Malka dans votre dernier Grand entretien (Le Vif du 4 novembre). Ces projets terroristes recrutent. Ils trouvent... des personnalités psychopathiques qui s'encostumeront comme il convient. Les endoctriner sera chose aisée, ils sont en appétit tant pour l'action violente que pour une "discipline philosophique" rigide qui court-circuitent un appareil à penser étroit, les "protégeant" ainsi de penser sur ce qu'ils sentent. Comme une rupture interne corps/esprit, avec une absence d'altérité, d'empathie, qui débuta à propos d'eux, même précocement. Penser que les terroristes le deviennent en raison d'un fond psychopathique nous oblige à porter notre regard sur les circonstances, le contexte, qui conduisent des personnes à développer de telles constructions psychiques antisociales. Cela étant, je ne dis pas qu'il ne faut pas travailler à la déconstruction de ces idéologies à l'école. C'est d'une telle évidence... Je dis qu'il convient de nous efforcer à repérer comment notre modèle de société "contient" mal ces personnalités, et prépare quelques-uns d'entre nous à un jour enfiler des oripeaux intellectuels, philosophiques... qui germent dans les failles de notre culture. Bernard Stiegler nous rappelle dans La Disruption rend fou qu'un jeune privé d'idéalisation pourrait bien la trouver à bon compte dans la radicalisation. Idéalisation que nous sommes en droit d'attendre de l'école et de la culture.