Que faire aux sports d'hiver si vous n'avez envie de vous adonner ni au ski, ni au snowboard ? Vous promener ? C'est certes une activité à la portée de tous, mais pas forcément des plus agréables dans une épaisse couche de neige : à force de rester sur les chemins balisés dans les environs immédiats de la station (et on s'en lasse vite), vous risquez fort de ne pas beaucoup vous amuser!
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Que faire aux sports d'hiver si vous n'avez envie de vous adonner ni au ski, ni au snowboard ? Vous promener ? C'est certes une activité à la portée de tous, mais pas forcément des plus agréables dans une épaisse couche de neige : à force de rester sur les chemins balisés dans les environs immédiats de la station (et on s'en lasse vite), vous risquez fort de ne pas beaucoup vous amuser! Pour se déplacer efficacement lorsque la neige est profonde, une seule solution : chausser des raquettes ou des skis de fond qui vous éviteront de vous enfoncer ! Se promener en raquettes n'est pas bien compliqué, puisqu'il suffit finalement de faire des enjambées un peu plus grandes. Cette activité nécessite tout de même un certain effort : il faut en effet, à chaque pas, extraire le pied et sa raquette de la neige, les lever bien haut pour faire une enjambée et pousser sur l'autre pied pour avancer. C'est nettement moins pénible sur une piste ou un chemin bien fréquenté, mais vous consommerez tout de même à peu près deux fois plus d'énergie que lors d'une promenade ordinaire sur sol ferme1. Lorsque la neige est poudreuse ou le terrain difficile, comptez une dépense énergétique de 300 à 500 kcal/h, voire plus si vous traînez des provisions ou des vêtements supplémentaires. Quand on a l'habitude d'une vie sédentaire, c'est déjà du lourd ! Cela dit, le jeu en vaut la chandelle. Explorer la nature enneigée en raquettes est une expérience inoubliable, dans un calme que l'on ne retrouve pas sur les pistes alpines ! Et vous pouvez aller où cela vous chante : rien ne vous oblige en effet à rester sur les sentiers balisés. Nombre de stations de sports d'hiver proposent d'ailleurs de plus en plus des circuits alternatifs. Ne vous promenez jamais sur les pistes de ski de fond, car cela les endommage... Outre la colère des skieurs, vous risqueriez une amende à certains endroits ! Si les raquettes sont à peu près le seul équipement indispensable pour une randonnée dans la neige, gardez tout de même à l'esprit qu'un environnement hivernal peut très rapidement devenir hostile et même mortellement dangereux. Veillez donc à être armé(e) pour affronter des conditions difficiles au cas où la météo se détériorerait de façon imprévue et évaluez vos propres capacités avec suffisamment d'esprit critique, car le plus grand risque reste celui de se surestimer.Les raquettes qui permettent de courir dans la neige sont une nouveauté qui intéressera certainement les passionnés de jogging. La course en raquettes est une nouvelle discipline qui gagne actuellement en popularité dans les régions des États-Unis ou du Canada où la neige est assurée. Elle exige une technique de course adaptée, qui consiste principalement à lever davantage les genoux et à faire des enjambées plus grandes. Il s'agit de commencer prudemment la première fois, car ce sport sollicite les muscles d'une manière complètement différente. Même dans les stations des Alpes, on trouve aujourd'hui un peu partout des pistes de ski de fond balisées, généralement au fond de la vallée ou sur un glacier au relief relativement plane. La discipline permet toutefois déjà d'affronter des pentes conséquentes... à condition du moins d'avoir la technique, qui ne s'acquiert qu'au prix d'une bonne dose d'entraînement. Simple en apparence, le ski de fond est en réalité techniquement complexe car les skis ne sont fixés qu'à l'avant du pied, ce qui les rend plus difficiles à contrôler. Vous risquez donc de dépenser énormément d'énergie si vous n'avez pas la bonne technique. Une fois celle-ci maîtrisée, la dépense calorique est plus modérée, sauf évidemment si vous choisissez de vous infliger un effort plus intense et dans un but d'améliorer votre endurance. Le ski de fond est souvent considéré comme moins dangereux que le ski alpin, parce que les vitesses restent généralement limitées et que les collisions entraînant des lésions sévères sont peu fréquentes. Quand on commence à glisser, on peut toutefois se retrouver à aller très vite... et en cas de chute, les skis peuvent faire levier et exercer une pression considérable sur les articulations. Les fractures sont rares, mais il vaut mieux néanmoins faire preuve de prudence en cas de genoux, chevilles ou hanches fragiles ! Veillez aussi à suivre des cours pour parvenir à manoeuvrer et freiner. Il est également recommandé de s'entraîner en vue de parfaire le contrôle musculaire des chevilles et ge- noux ; le patinage (à roulettes ou à glace) est pour cela la discipline idéale. Tout kinésithérapeute pourra également vous recommander des exercices adaptés. Un avantage du ski de fond est qu'il peut se pratiquer aussi dans les régions sans montagnes, pour peu qu'on y trouve de la neige - et idéalement en abondance, car une couche trop fine va beaucoup vous compliquer la tâche et vous risquerez en outre de massacrer vos skis. Enfin, le ski de fond présente bien des points communs avec les randonnées en raquettes, à commencer par une certaine liberté de mouvement : quand on ne dépend pas des pistes et des remonte-pentes, on peut en théorie aller où on veut !Même si ce n'est pas du sport à proprement parler, passer la nuit sous tente ou dans un igloo est tout de même une aventure ! Trop froid ? Pas du tout, moyennant le matériel et l'expérience nécessaires, car affronter des conditions climatiques imprévisibles et des températures négatives demande tout de même certaines notions et connaissances. Il faut par exemple savoir comment rester sec pour éviter la perte de chaleur ou avoir conscience que le contact de la peau humide avec un objet en métal glacé peut provoquer des blessures instantanées. Ces spécificités font du camping dans la neige une expérience extrêmement instructive... mais aussi apaisante, avec ses longues nuits peuplées des murmures de l'hiver, entre la délicieuse chaleur du sac de couchage et la fraîcheur de l'air ambiant. En combinaison avec une randonnée en skis ou en raquettes, le camping hivernal devient un vrai sport d'aventure. Une pulka - un traineau adapté qui se fixe à la taille à l'aide de deux tiges et d'une ceinture - vous permettra d'emporter avec vous tout ce dont vous avez besoin pour une semaine en pleine nature, par exemple dans le Grand Nord. Nombre de stations de sports d'hiver proposent également des campings ouverts toute l'année et même des mobil- homes... On passe alors de l'aventure au séjour de luxe ! Le vélo en montagne aussi gagne de plus en plus en popularité, et ce même dans la neige ! Il se pratique sur un " fatbike ", sorte de mountainbike doté de pneus surdimensionnés de 10 centimètres de large... qui ne suffiront toutefois pas pour affronter une couche de neige trop épaisse ou trop légère, dans laquelle vous allez malgré tout vous enfoncer. Cette discipline se pratique donc idéalement sur une couche de neige limitée ou tassée par de fréquents passages. Là encore, évitez les pistes de ski de fond que vous risqueriez d'endommager : c'est une question de respect ! Enfin, souvenez-vous qu'on ne sait jamais tout à fait à quoi s'attendre sur la neige ou la glace. Des pneus cloutés vous assureront une meilleure adhérence et limiteront le risque de mauvaise chute. L'escalade sur cascade gelée ou paroi enneigée, c'est un peu la branche hivernale de l'alpinisme... Mais c'est aussi un sport très technique pour lequel une expérience de la grimpe estivale est plus que souhaitable, tout comme une excellente condition physique et la capacité de garder votre sang-froid si vous vous retrouverez suspendu(e) dans le vide à votre corde. Il se pratique à l'aide de crampons à pointes et de piolets spéciaux à enfoncer dans la paroi glacée pour y trouver un support. Celle-ci étant forcément plus fragile que la roche, des morceaux peuvent s'en détacher et tomber lorsqu'on cherche à y enfoncer le crampon ou piolet. L'encordement est donc absolument indispensable ! Le paraski ou snowkite consiste à se laisser tracter par un cerf-volant (kite), perché sur des skis ou une planche de snowboard ; c'est, en quelque sorte, la version " neige " du kitesurfing. Malheureusement, on ne trouve pas sous nos latitudes de sites appropriés (comprenez, de vastes étendues sans barrières ni clôtures) : vous devrez pour cela vous rendre dans le Grand Nord. En montagne, les courants ascendants et descendants rendent difficile la maîtrise du cerf-volant. Ici aussi, une bonne formation aux mesures de sécurité est incontournable. Si toutes les stations de sport ont bien l'une ou l'autre piste prévue pour les luges classiques, celles qui disposent de l'infrastructure nécessaire pour pratiquer le bobsleigh, la luge de course ou le skeleton se comptent pratiquement sur les doigts d'une main... tout comme, du reste, les adeptes de ces sports extrêmes. Ce ne sont vraiment pas des disciplines dans lesquelles on se lance sans préparation, à moins d'avoir l'occasion de faire un tour en bobsleigh avec un pilote expérimenté. Enfin, il est formellement déconseillé de descendre une colline sur un pneu de voiture gonflé (sauf peut-être sur des pentes très légères), car ce " véhicule " incontrôlable peut rapidement atteindre des vitesses élevées, et on ne compte plus les accidents graves et les blessures sérieuses. À éviter ! Le ski attelé consiste à se faire trainer, à skis, par des chevaux ou des chiens. Pas besoin d'une pente ni de faire de gros efforts dans cette discipline qui s'apparente plus à un tour sur le tire-fesses d'une station alpine qu'à un sport. Excitant ? Peut-être, mais ce n'est vraiment pas cela qui vous fera suer.