Une centaine de personnes ont manifesté, le lundi 9 juillet, en soutien de la jeune fille musulmane de 19 ans agressée une semaine plus tôt par deux individus rue du Château, à Anderlues. Elle s'était vue traitée de " sale Arabe ", dépouillée de son voile et d'une partie de ses vêtements, lacérée au to...

Une centaine de personnes ont manifesté, le lundi 9 juillet, en soutien de la jeune fille musulmane de 19 ans agressée une semaine plus tôt par deux individus rue du Château, à Anderlues. Elle s'était vue traitée de " sale Arabe ", dépouillée de son voile et d'une partie de ses vêtements, lacérée au torse, au ventre, aux jambes et au visage. Le bourgmestre PS d'Anderlues Philippe Tison a demandé aux forces de l'ordre de " mobiliser tous les moyens nécessaires pour retrouver le plus rapidement possible les auteurs de cet acte criminel ". Mais, en milieu de semaine, aucune interpellation n'était encore intervenue. Sous réserve des développements de l'enquête, le caractère raciste de l'agression pourrait faire écho à l'arrestation, fin juin, dans l'ouest de la France et en région parisienne d'une dizaine de personnes membres d'un groupe d'extrême droite violent, Action des forces opérationnelles, qui se proposaient de s'en prendre aux musulmans en ciblant des supermarchés halal, des imams radicaux, des ex-détenus pour terrorisme et des femmes voilées choisies au hasard dans la rue... Leur programme visait à organiser une résistance en cas de guerre communautaire en proposant notamment des stages de survivalisme et des formations au combat. Parmi les mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle figurent quelques anciens militaires et policiers. Un autre groupe d'une dizaine de personnes au même profil avait été arrêté, en juin 2017, à Vitrolles, dans le sud de la France.