Le maître d'ouvrage n'a pas eu froid aux yeux en acquérant ce bien datant de la première moitié du XXe siècle. Le bâtiment avait en effet été déclaré insalubre. De plus, les installations d'électricité et de chauffage étaient totalement obsolètes, et il n'y avait aucune salle de bains. Après la phase d'assainissement, la première opération a consisté à faire place nette. La maison a ainsi été littéralement vidée et les murs ont été décapés. Seuls, les planchers ont été conservés.
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Le maître d'ouvrage n'a pas eu froid aux yeux en acquérant ce bien datant de la première moitié du XXe siècle. Le bâtiment avait en effet été déclaré insalubre. De plus, les installations d'électricité et de chauffage étaient totalement obsolètes, et il n'y avait aucune salle de bains. Après la phase d'assainissement, la première opération a consisté à faire place nette. La maison a ainsi été littéralement vidée et les murs ont été décapés. Seuls, les planchers ont été conservés. Le programme général du projet a consisté à transformer les lieux en portant une attention particulière à la séparation entre l'espace privé et l'espace public consacré au cabinet médical du nouveau propriétaire. Le cabinet devait obligatoirement prendre place côté rue, tandis que la vie de famille pouvait investir l'autre partie de la maison et l'entrepôt situé à l'arrière. Erigée sur deux étages, la maison présentait au rez-de-chaussée deux pièces en enfilade bordées par un couloir et prolongées par un entrepôt donnant sur un jardin tout en longueur. L'intervention principale se situe au niveau de cet entrepôt dont la construction en béton a été remodelée et quelque peu étendue. Ayant pour objectif de faire entrer un maximum de lumière naturelle à l'intérieur de l'habitation, l'architecte a évidé les deux premières travées de l'entrepôt, à savoir celles placées contre la façade arrière de la maison. Un nouveau volume en mezzanine a été créé dans cet ensemble devenu vide et forme désormais une " boîte " intermédiaire reliant le rez-de-chaussée aux étages. Cet aménagement a eu pour effet de développer de multiples perspectives sur l'extérieur. Le niveau du volume en mezzanine offre en effet des vues plongeantes sur le jardin via le rez-de-chaussée, ainsi que des vues frontales sur la terrasse installée sur le toit de l'ancien entrepôt. Afin de bien cloisonner espace public et espace privé, la cage d'escalier d'origine a été condamnée au niveau du rez-de-chaussée. Une nouvelle cage d'escalier a donc été intégrée dans le plancher du volume en mezzanine, reliant celui-ci au plateau du rez-de-chaussée. L'escalier menant au second étage a été maintenu. Le chantier s'étant concentrée sur la transformation de l'entrepôt et sa connexion avec la maison, le reste du bâtiment a dû être rénové a minima afin de respecter le budget. Les planchers conservés ont été traités et les murs ont reçu un nouveau plafonnage avant d'être repeints. Au total, la maison distribue désormais aux étages quatre chambres et deux salles de bains. Réalisation : Ella Architecture, architecte Laurence Dardenne. Tél. : 02 543 44 74. www.ella-architecture.comStephan Debusschere