Un dimanche ensoleillé, un étrange cortège, les tee-shirts rouges, les pancartes, les masques d'animaux. Devant La Monnaie, les marcheurs se couchent. Les slogans fusent : " Assez de sang versé ", " Pour un monde meilleur, fermons les abattoirs "... ...

Un dimanche ensoleillé, un étrange cortège, les tee-shirts rouges, les pancartes, les masques d'animaux. Devant La Monnaie, les marcheurs se couchent. Les slogans fusent : " Assez de sang versé ", " Pour un monde meilleur, fermons les abattoirs "... Derrière les drapeaux des associations, beaucoup de jeunes, des familles, des femmes sont tous là comme une immense famille réunie pour dire leur malaise dans une société violente qui se prosterne devant le veau d'or, devant l'argent. Je me sens proche de cette jeunesse idéaliste, révoltée. Les scientifiques savent que les animaux ont leur forme d'intelligence, une sensibilité énorme, une empathie parfois supérieure à nous. Utopique, un monde où l'animal serait considéré comme être vivant à respecter ? Je ne crois pas. L'exploitation des animaux continue, les élevages industriels sont horribles, les abattoirs ne sont pas prêts de fermer. [...] Je rêve d'une marche où cent mille citoyens viendraient hurler leur peur d'une planète détruite. [...] Sur un tee-shirt rouge sang, un petit mouton dessiné. Son regard est amour. Si les abattoirs n'existaient plus, qui pourrait tuer cette boule de tendresse bien vivante pour manger son cadavre ? Marcheurs, je vous aime. Jean-Pierre Bodart, Jambes