Les réseaux sociaux, c'est exprimer ses pensées, ses humeurs à de nombreux amis, "réels" ou virtuels. A défaut d'écrire un roman où la biographie n'est jamais loin, c'est du temps gagné. Se livrer tout...

Les réseaux sociaux, c'est exprimer ses pensées, ses humeurs à de nombreux amis, "réels" ou virtuels. A défaut d'écrire un roman où la biographie n'est jamais loin, c'est du temps gagné. Se livrer tout de go. Je me crois unique par les fantasmes fous d'une vie meilleure, d'un monde nouveau et, quelques minutes après, des amies et amis ressentent les mêmes sentiments, aiment ou détestent avec fulgurance. Je découvre aussi des nouvelles de journaux et, derrière l'information, une cinquantaine de commentaires du même tonneau. Les frustrés du matin se lâchent après leur nuit sans sommeil ou leurs cauchemars. Humeur changeante selon leurs fantasmes. Ces "journaleux philosophes" ont un avis sur tous les sujets. Cependant, la plupart me semblent ne pas posséder leur sujet. Ils n'ont pas lu le dernier article d'un chroniqueur d'un bon journal. Ils n'ont pas lu quelques livres sur le sujet. Ils n'ont écouté aucun débat. [...] Je ne lis plus ces commentaires. Je préfère la qualité à la quantité d'avis.