Les plans de relance imaginés par la Belgique me laissent perplexe. D'abord une relance par les travaux publics: retour aux bonnes théories keynésiennes du XXe siècle? Si on y regarde de près, à part le sable et le ciment, tout vient de l'étranger. Et le secteur, en pénurie de main-d'oeuvre, vo...

Les plans de relance imaginés par la Belgique me laissent perplexe. D'abord une relance par les travaux publics: retour aux bonnes théories keynésiennes du XXe siècle? Si on y regarde de près, à part le sable et le ciment, tout vient de l'étranger. Et le secteur, en pénurie de main-d'oeuvre, voudrait que l'on accorde massivement des visas pour "importer" des travailleurs temporaires. Ensuite, une relance par les mesures pour le climat. Même constat: tout vient de l'étranger, les éoliennes, les panneaux solaires, les voitures électriques, etc. Et la digitalisation de la société: je ne crois pas que ce secteur soit particulièrement en crise. Il serait intéressant de faire le bilan de ce que nos édiles voudraient "investir" et d'en déduire la partie qui alimenterait la caisse de nos voisins. Pour les trois points relevés ci-dessus, je ne crois pas que nos cerveaux fassent partie de ceux qui ont souffert de la crise. Qu'en est-il dès lors de mesures qui se focalisent sur ceux qui ont vraiment trinqué pendant ces douze derniers mois: la culture, les restos, et tous les autres? Comment redresseront-ils la tête après douze mois sans revenus? Que sont devenues leurs économies? Quelles sont leurs capacités d'investissement? Et pourquoi pas une relance par la consommation? Si on osait remonter les taux d'intérêt sur les milliards qui dorment dans les banques, il y a beaucoup de chance que l'argent payé aux épargnants se transforme immédiatement en consommation.