De manière générale, les notaires liégeois se déclarent satisfaits de l'année 2011. Et ce, " même si la remarquable augmentation des prix de 2010, qui était plus marquée chez nous que dans les autres provinces belges, s'est atténuée, glisse Renaud Grégoire, notaire à Wanze. Ce qui n'a pas empêché pour autant les prix de grimper et le nombre de transactions d'être soutenu (+3,3 % par rapport à 2010). " Ainsi, il faut débourser en moyenne 151 560 euros pour une maison (+7,8 %) et 132 919 euros pour un appartement (+5,1 %). " En pratique, on parle d'un budget de 120 000 euros pour s'offrir une maison dans les communes les moins chères et 160 000 euros pour les plus recherchées, ajoute-t-il. Tandis qu'un appartement "standard" tourne autour des 125 000 euros. "
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De manière générale, les notaires liégeois se déclarent satisfaits de l'année 2011. Et ce, " même si la remarquable augmentation des prix de 2010, qui était plus marquée chez nous que dans les autres provinces belges, s'est atténuée, glisse Renaud Grégoire, notaire à Wanze. Ce qui n'a pas empêché pour autant les prix de grimper et le nombre de transactions d'être soutenu (+3,3 % par rapport à 2010). " Ainsi, il faut débourser en moyenne 151 560 euros pour une maison (+7,8 %) et 132 919 euros pour un appartement (+5,1 %). " En pratique, on parle d'un budget de 120 000 euros pour s'offrir une maison dans les communes les moins chères et 160 000 euros pour les plus recherchées, ajoute-t-il. Tandis qu'un appartement "standard" tourne autour des 125 000 euros. "Une tendance à la hausse, qu'il faut cependant nuancer. " Derrière cette augmentation moyenne des prix, se cache en réalité une progression des biens qui ont le vent en poupe - neufs ou en bon état, bien situés, à un prix abordable - et une autre, plus timide, voire une diminution, des biens moins prisés - à rénover, énergivores, mal situés, plus chers ", avertit Renaud Grégoire. Et d'ajouter que " cette différenciation des biens est le phénomène le plus marquant de 2011 ". La raison ? Une extrême prudence face aux incertitudes de l'avenir, dont font montre les candidats acquéreurs. " Il reste bien quelques impulsifs, qui achètent avec le c£ur, mais la majorité d'entre eux choisissent en fonction des qualités intrinsèques du bien ", observe le notaire. La sécurité financière prime, et les risques - s'il y en a - sont évalués et mis en perspective avec le budget alloué. Le notariat relève par ailleurs d'importantes différences de prix à l'échelle de la province, mais aussi, parfois, au sein d'une seule et même commune. Ainsi, ils notent un clivage entre les communes septentrionales et méridionales. Lequel se vérifie particulièrement en matière de terrains à bâtir (78,94 euros en moyenne, soit une augmentation de 5,4 % par rapport à 2010). " Les prix pratiqués sont diamétralement opposés, indique Renaud Grégoire. Ils passent du simple au double selon que l'on se situe au nord - Waremme, Hannut, Visé, Oupeye - où on dépasse les 100 euros/m² ou au sud - Lierneux, Trois-Ponts, Stavelot - où on peine parfois à avoir 50 à 60 euros/m². " Un phénomène qui s'explique par la proximité, au nord, de la ville de Liège et, au nord-ouest, de Bruxelles. D'autre part, " les axes routiers sont plébiscités par les candidats acquéreurs ", pointe Renaud Grégoire. Or des axes, Liège en compte pas moins de sept : en direction de Namur (E42), Bruxelles (E40), Anvers (E313), Maastricht (A2), Aachen (E40) ou encore du Luxembourg (E42 et E25), la province comme le Grand-Duché. De quoi satisfaire un certain nombre de navetteurs, à la recherche d'un lieu de vie bien desservi. Sans compter les gares ferroviaires, qui font, elles aussi, monter les prix des communes qui en sont pourvues. Et descendre ceux de leurs cons£urs, moins fortunées, " les biens isolés perdant automatiquement 10 % de leur valeur ", précise le notaire. Enfin, si la présence d'un cours d'eau semble sourire à d'autres, comme Namur, où le confluent de la Meuse et la Sambre fait office de réelle plus-value, à Liège, il en va autrement. Car, au sillon mosan se sont superposés le bassin sidérurgique ainsi que ses inévitables complexes industriels. " Dans beaucoup d'endroits en province de Liège, il fait mieux vivre sur les hauteurs qu'au niveau de l'eau, souligne Renaud Grégoire. C'est vrai pour la vallée de la Meuse, où des communes comme Herstal, Flémalle, Saint-Georges-sur-Meuse, Seraing ou Engis sont véritablement divisées entre une partie basse, peu recherchée, et une partie haute, plus courue. " Avec les conséquences que l'on sait sur les prix. " A Seraing, par exemple, les quartiers "bas" sont plus abordables, tandis que lorsqu'on s'élève, on voit des immeubles partir à 200 000 euros au bas mot ", poursuit-il. Et d'étendre le constat à d'autres communes : Aywaille (sur l'Amblève), Tilff (sur l'Ourthe), Bassenge (sur le Geer). Dans l' arrondissement de Liège, outre la ville de Liège ( lire ci-après), " les communes les plus attractives sont celles de Chaudfontaine - en particulier Embourg et Beaufays, les "Lasne" de la province - et d'Esneux, souligne Renaud Grégoire. Il est difficile d'y trouver un terrain à bâtir. " Un engouement dont Neupré et Sprimont, les communes avoisinantes, tirent parti. De leur côté, Aywaille et Trooz restent " plus accessibles " et offrent un panel de biens adaptés à des porte-monnaies moins fournis. " Il est également intéressant de constater que de plus en plus de Liégeois travaillant au Luxembourg s'installent dans les environs, à proximité immédiate de l'E25 ", remarque le notaire. Un gain de vingt à trentre minutes de trajet pour ces navetteurs, qui restent, malgré tout, proches de la métropole liégeoise. Au nord de cette dernière, la palme revient à Oupeye et Visé. Qui s'en donnent à c£ur joie, les prix y étant " excessivement élevés ". " Le prix moyen des terrains à bâtir y dépasse allègrement 110 à 120 euros/m², contrairement à ce que certains laissaient entendre dernièrement ", assure Renaud Grégoire. Et la vallée du Geer ? " Boirs, Roclenge-sur-Geer, Bassenge et Wonk se portent bien. Cependant, malgré des prix beaucoup plus attractifs que de l'autre côté de la frontière linguistique, on voit peu d'investisseurs flamands décider de s'y installer. "Le bilan de l' arrondissement de Waremme est, lui aussi, positif, les notaires y qualifiant le marché de " porteur ". La commune de Waremme tire les moyennes vers le haut, affichant, d'après Renaud Grégoire, " les prix les plus chers du côté ouest de la province et de très bons résultats en termes de vente de terrains comme d'appartements ". Et d'aligner les facteurs de succès : la proximité de l'E40 et de Bruxelles, une gare importante, une urbanisation récente et un marché de facto de qualité, de nombreux commerces et écoles, des possibilités d'extension. Autant d'atouts sérieux dont profitent aussi ses voisines - Donceel, Oreye... - mais " dans une moindre mesure ". Pour sa part, Hannut suit Waremme de près, devant Lincent, " un rien moins chère et moins recherchée ". Si la hausse de prix importante dont elle faisait l'objet depuis quelques années a été " plus mesurée " et le nombre de transactions " moindre ", la commune de Hannut enregistre toujours de bons résultats. Et s'illustre par ses " nombreux projets de rénovation importante, confie Renaud Grégoire. A défaut de nouveaux projets d'appartements neufs, beaucoup de fermes ou de grosses propriétés font l'objet, dans huit cas sur dix, d'une transformation en appartements. Une tendance aidée par la relative tolérance de l'urbanisme, ces bâtisses étant souvent situées en zone agricole. "L' arrondissement de Verviers, qui occupe à lui seul une bonne moitié de la province de Liège et comprend les cantons de l'Est, présente un marché disparate. Renaud Chauvin, notaire à Verviers, fait écho à de nombreuses promotions immobilières en cours à Malmedy - principalement des immeubles à appartements - qui se vendent à toute vitesse, " parfois même sur plan ". A contrario, les fermettes, " qui ont connu un intérêt marqué dans les années précédentes ", perdent en popularité, " sans doute à cause de leurs mauvais résultats énergétiques ". Plus à l'ouest, vers Stoumont et Trois-Ponts, les prix se stabilisent. Même constat à Herve, tandis que Plombières se distingue par une offre surabondante de terrains à bâtir, " ce qui ralentit la hausse des prix et les plafonne à un niveau encore accessible ". Plus bas, Spa " ne connaît pas la crise ", affirme Renaud Chauvin. Et les appartements, souvent neufs, s'y vendent à des prix " très élevés ". Le notaire relève aussi la vente de gros immeubles à appartements de standing à Balmoral. Tandis que le marché des gîtes " se développe et se professionnalise ". Non loin de là, à Verviers, si certains quartiers tirent leur épingle du jeu (Heusy et Stembert), il semble que la périphérie soit plus recherchée, tant en termes de maisons que d'appartements. Et le notaire de rapporter un tassement des maisons de rapport, surtout lorsqu'elles sont en mauvais état. En cause ? " Une décision de la commune, qui impose des travaux importants de mise en conformité. " Quant aux terrains à bâtir, ceux-ci se font rares et chers : " On voit quelques lotissements apparaître, à des prix variant entre 100 et 100 euros/m² ", ajoute-t-il. Last but not least, l' arrondissement de Huy présente deux tendances majeures. D'un côté, les communes condruziennes d'Anthisnes et Nandrin, tirent la couverture à elles en " bénéficiant de la proximité immédiate de Neupré et d'Esneux ", reprend Renaud Grégoire. De l'autre, l'étiquette " village de charme " fait les affaires de certains patelins tels que Pailhe, Hoyoux, Ocquier, Saint-Séverin... FRÉDÉRIQUE MASQUELIERDes prix du simple au double