Voici ce que Boris Cyrulnik disait récemment sur La Première : " En ces temps de confinement, nous devons garder à l'esprit trois mots : action, affection, réflexion. Action, car nous avons besoin de bouger, de faire de la gym chez soi ou de s'aérer seul.e ou avec les membres de sa famille car, devant l'angoisse, l'action est le meilleur remède. Affection car nous avons besoin de dire aux gens qui nous sont ...

Voici ce que Boris Cyrulnik disait récemment sur La Première : " En ces temps de confinement, nous devons garder à l'esprit trois mots : action, affection, réflexion. Action, car nous avons besoin de bouger, de faire de la gym chez soi ou de s'aérer seul.e ou avec les membres de sa famille car, devant l'angoisse, l'action est le meilleur remède. Affection car nous avons besoin de dire aux gens qui nous sont proches que nous les aimons ! Un dessin, un coup de téléphone, une photo, etc. Et réflexion car il est urgent que nous nous posions la question de savoir pourquoi en est-on arrivé là et que faire pour changer nos comportements à l'avenir. " J'ai été très touchée par cette intervention et je m'arrêterais particulièrement sur le troisième point : " Réflexion ! " Il est urgent de profiter de ce confinement pour préparer concrètement des actions de changement de nos comportements pour l'après-confinement. Car après, j'ai bien peur que le naturel ne revienne au galop et que nos anciennes habitudes ne refassent surface. J'en appelle à nos responsables politiques. Que veulent-ils pour l'avenir de notre planète tant sur le plan social, économique que politique ? Que mettre en oeuvre pour revenir à une économie de proximité tout en restant solidaires des autres marchés ? Que mettre en oeuvre pour préserver nos merveilles touristiques (tout le monde parle des canaux de Venise où reviennent les poissons !) tout en préservant aussi une rentrée financière pour ces pays ? Comment faire pour produire moins, et autrement, en respectant la planète tout en préservant une économie florissante ? Comment mieux répartir les richesses ? C'est aux politiques de profiter de ce moment entre parenthèses pour se mettre autour d'une table virtuelle et mettre en place des changements concrets. Et j'en appelle à nous, tous et toutes, citoyens du monde, pour que ces mesures prises soient intégrées dans notre quotidien. Aujourd'hui, nous avons tous conscience que le monde doit changer mais après le confinement, parlerons-nous encore d'une même voix ?