Le 24 décembre dernier, Koen Geens, ministre de la Justice, a suggéré d'éviter à l'avenir que la formation d'un gouvernement fédéral s'éternise en permettant à chaque électeur d'exprimer cinq votes et, ainsi, de nuancer son choix. Je pense que cette mesure serait de nul effet. Une mesure qui inciterait à coup sûr les dirigeants de parti à sort...

Le 24 décembre dernier, Koen Geens, ministre de la Justice, a suggéré d'éviter à l'avenir que la formation d'un gouvernement fédéral s'éternise en permettant à chaque électeur d'exprimer cinq votes et, ainsi, de nuancer son choix. Je pense que cette mesure serait de nul effet. Une mesure qui inciterait à coup sûr les dirigeants de parti à sortir de leur entêtement égoïste consisterait à priver leur parti de ce qui leur tient le plus à coeur, à savoir la dotation publique, au bout d'une période déterminée d'absence de gouvernement, mais pareil retrait de dotation est illusoire puisque ce sont les parlementaires qui devraient adopter la modification légale qui taillerait dans les finances de leur parti. A défaut de disposer d'un moyen de pression au niveau belge, j'aimerais que l'Union européenne instaure une tutelle politique similaire à la tutelle financière du FMI. Cette tutelle politique serait exercée, pour une durée minimale de deux mois, par cinq commissaires spéciaux de la Commission européenne provenant de cinq pays européens différents, lorsqu'un délai de six mois serait expiré sans gouvernement après la tenue d'élections dans un pays européen quelconque. Ils pourraient prendre des dispositions ayant valeur légale ou réglementaire. Cette mesure peut paraître excessive, mais il faut bien vaincre l'inertie coupable et irresponsable des " responsables " politiques par l'annonce de la survenance d'un électrochoc.