La désinvolture affichée par certains politiques pris la main dans le sac de cumuls et leur incapacité manifeste à percevoir naturellement la gravité de leurs actes montrent qu'ils font partie d'un monde qui s'est affranchi de la normalité raisonnable. Si les politiques veulent regagner leur crédibilité auprès du citoyen, il leur faut avoir le courage de se replacer dans cette normalité en effaçant les superfluités, excès et dér...

La désinvolture affichée par certains politiques pris la main dans le sac de cumuls et leur incapacité manifeste à percevoir naturellement la gravité de leurs actes montrent qu'ils font partie d'un monde qui s'est affranchi de la normalité raisonnable. Si les politiques veulent regagner leur crédibilité auprès du citoyen, il leur faut avoir le courage de se replacer dans cette normalité en effaçant les superfluités, excès et dérives qui les en distraient. Au niveau de la représentation démocratique fédérale, il s'agirait : d'abolir le Sénat, dont la mission quasi exclusive consiste actuellement à s'acquitter de quelques tâches mineures imaginées, pour la plupart, à la seule fin de justifier son maintien ; de réduire la rémunération du président de la Chambre des représentants (et du Sénat) en établissant un rapport plus juste avec celle du Premier ministre ; de fixer la dotation aux partis politiques non plus proportionnellement au nombre de leurs élus à la Chambre, mais au nombre de leurs parlementaires élus pour la première fois à la Chambre, de manière à inciter les partis à renouveler leur effectif et à dissuader ainsi les élus de considérer leur mandat comme un métier ; d'abandonner la pratique en vertu de laquelle les députés déterminent eux-mêmes et librement la hauteur et les modalités d'octroi de leurs avantages matériels, y compris de leur indemnité, et de faire dorénavant déterminer ces éléments par l'assemblée plénière de la Chambre se prononçant à une majorité spéciale ; de supprimer l'indemnité de départ octroyée aux parlementaires qui renoncent à leur mandat ou ne sont pas réélus [...] ; d'abolir la caisse spéciale de pension des parlementaires, de transférer ses avoirs au régime général des pensions des fonctionnaires et de faire relever les parlementaires de ce régime ; de confier à la Cour des comptes le contrôle des dépenses électorales et des dons faits aux partis, afin d'éviter qu'ils soient juges et parties. Il n'est pas donné suite aux lettres ouvertes ou portant des adresses incomplètes. La rédaction raccourcit certaines lettres pour permettre un maximum d'opinions. NOËL IGOT, WOLUWE-SAINT-LAMBERT