Votre édition du 17 novembre relate les réserves de la ministre Valérie De Bue quant au projet d'humusation. Les ministres soucieux de la protection de la nature sont bien trop rares que pour ne pas les encourager à s'engager dans cette voie. Je me permets donc d...

Votre édition du 17 novembre relate les réserves de la ministre Valérie De Bue quant au projet d'humusation. Les ministres soucieux de la protection de la nature sont bien trop rares que pour ne pas les encourager à s'engager dans cette voie. Je me permets donc d'attirer aussi leur attention sur : - la pollution de l'air, des sols et des eaux par les engrais, fongicides et pesticides utilisés dans la culture intensive et la pollution des nappes phréatiques par l'élevage intensif des porcins et bovins ; - les emballages non biodégradables produits par diverses industries ; - les marées noires et tous les rejets dans l'atmosphère par les entreprises pétrochimiques ; - toutes les nuisances liées à l'utilisation de l'automobile ; - le réchauffement climatique lié à la production d'énergie par les matières fossiles, sans parler de la bombe à retardement que constituent les stocks de déchets radioactifs ; - les sols contaminés abandonnés par les grandes industries qui délocalisent pour augmenter les dividendes des actionnaires ou lorsque les plaintes de victimes de pollutions risquent d'aboutir ; [...] La liste n'étant pas exhaustive, l'ampleur de la tâche s'annonce titanesque. Il ne reste plus qu'à souhaiter bon courage à Madame la ministre et à tous ceux qu'elle parviendra à rallier à cette cause.