Chacun le sait, l'air des villes est pollué, essentiellement par les particules fines et le dioxyde d'azote provenant des pots d'échappement. Et cette pollution atmosphérique est à l'origine de l'augmentation des cas de cardiopathies ischémiques et de BPCO, ainsi que d'autres troubles cardiovasculaires et respiratoires. Avec une surmortalité à la clé...
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Chacun le sait, l'air des villes est pollué, essentiellement par les particules fines et le dioxyde d'azote provenant des pots d'échappement. Et cette pollution atmosphérique est à l'origine de l'augmentation des cas de cardiopathies ischémiques et de BPCO, ainsi que d'autres troubles cardiovasculaires et respiratoires. Avec une surmortalité à la clé... D'un autre côté, marcher est bon pour la santé. La question qui se pose donc est : marcher en ville est-il bon ou mauvais pour la santé ? Et pour qui ? C'est à cela qu'ont voulu répondre des chercheurs britanniques, à l'origine d'une étude réalisée à Londres entre octobre 2012 et juin 2014. Ils ont choisi des personnes âgées de plus de 60 ans : 40 souffraient déjà de BPCO, 39 de cardiopathie ischémique et 40 autres étaient en bonne santé. Soit ils étaient non fumeurs, soit ils avaient arrêté de fumer depuis un an au moins. Une partie de ces personnes ont marché durant deux heures sur Oxford Street, une rue commerçante bien connue où roulent taxis et bus, les autres ont marché la même durée dans Hyde Park.Après une promenade dans la rue polluée, les chercheurs ont constaté une augmentation des problèmes respiratoires chez les personnes souffrant déjà d'une maladie respiratoire, par rapport à ceux déclenchés après la la promenade dans le parc : les épisodes de toux étaient doublés, ceux de respiration sifflante étaient quadruplés et les expectorations étaient plus que triplées. Les personnes saines ne voyaient pour leur part aucune différence. Par contre, chez toutes les personnes qui étaient allées marcher au parc, la fonction respiratoire était améliorée, qu'elles soient malades ou non. Côté coeur aussi, les dégâts se sont faits sentir dans l'environnement pollué avec une augmentation de la rigidité au niveau des artères pour tous les marcheurs, quel que soit leur état de santé. Par contre, la rigidité artérielle était diminuée chez ceux qui avaient marché dans le parc. Certes, il vaut mieux marcher à la campagne, dans un bois ou un parc. Mais il serait aussi surtout temps de prendre des mesures courageuses pour réduire la pollution atmosphérique en ville... Car Londres a déjà pris des mesures pour réduire le trafic routier, contrairement à la majorité des grandes villes belges. Voici donc un argument supplémentaire pour oser !