Le cancer du sein est la maladie oncologique la plus courante chez la femme et, pour des raisons qui ne sont pas parfaitement claires, son incidence dans notre pays est parmi les plus élevées au monde. Grâce aux efforts d'innombrables acteurs, les chances de survie sont aujourd'hui bonnes, voire très bonnes, suivant le stade auquel la tumeur est découverte... mais on peut toujours mieux faire, d'autant que la Belgique se situe plutôt dans le milieu du classement en termes de prise en charge, d'accompagnement et de traitement du cancer du sein.
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Le cancer du sein est la maladie oncologique la plus courante chez la femme et, pour des raisons qui ne sont pas parfaitement claires, son incidence dans notre pays est parmi les plus élevées au monde. Grâce aux efforts d'innombrables acteurs, les chances de survie sont aujourd'hui bonnes, voire très bonnes, suivant le stade auquel la tumeur est découverte... mais on peut toujours mieux faire, d'autant que la Belgique se situe plutôt dans le milieu du classement en termes de prise en charge, d'accompagnement et de traitement du cancer du sein. La mise en place, depuis 2007, d'une série de cliniques du sein multidisciplinaires a certes abaissé la mortalité associée aux tumeurs mammaires, mais leur fonctionnement mériterait d'être encore optimisé. En parallèle, de nouvelles connaissances au niveau moléculaire sont venues améliorer notre compréhension de la maladie, ce qui pourrait déboucher sur un affinage et une personnalisation du traitement. En tout état de cause, pas question toutefois de nous reposer sur nos lauriers. Le cancer du sein continue en effet chaque année à compromettre gravement la qualité de vie de plus de 10.000 personnes dans notre pays. Nous ne pouvons en aucun cas banaliser la maladie du ruban rose, de cet emblématique pink ribbon : la sensibilisation, l'information et le dépistage précoce des individus à haut risque restent autant de priorités. Il y a aussi du pain sur la planche sur le plan préventif. Un poids sain et une dose suffisante d'activité physique abaissent le risque de cancer du sein, mais l'impact bénéfique du sport en termes aussi bien préventifs que curatifs demeure encore trop peu connu. Ce numéro thématique sera l'occasion d'insister tout particulièrement sur cet aspect avec Olivia Borlée et Elodie Ouedraogo, qui ont dessiné ensemble le ruban rose 2020. Lorsque l'asbl Pink Ribbon nous a proposé de réaliser son magazine, nous n'avons pas hésité un seul instant. La mission première de Bodytalk - proposer à nos lecteurs une information de qualité en matière de santé et de vie saine - reste présente comme un fil rouge dans ce numéro. La rédaction s'y est investie corps et âme et une équipe Bodytalk participera également, tout au long du mois d'octobre, à La Marche Rose " coronaproof ". Cette initiative de Pink Ribbon revêt un double objectif : aider les participants à abaisser leur risque individuel de cancer du sein en les encourageant à faire au moins 10.000 pas chaque jour d'une part, et d'autre part récolter des fonds pour soutenir des travaux de recherche dans le domaine du cancer du sein et des projets touchant à l'impact de la maladie sur la qualité de vie. Nous espérons vous retrouver nombreux sur la plateforme de La Marche Rose !