On peut ergoter tant et plus sur les avocats qui proposent leurs services aux familles endeuillées par le virus mais il va sans dire qu'après la crise, et surtout en France, les médecins qui n'ont pas prescrit le protocole Raoult - ainsi que ...

On peut ergoter tant et plus sur les avocats qui proposent leurs services aux familles endeuillées par le virus mais il va sans dire qu'après la crise, et surtout en France, les médecins qui n'ont pas prescrit le protocole Raoult - ainsi que le personnel politique - seront confrontés à un séisme judiciaire de grande ampleur, à l'instar de celui qu'avait provoqué l'affaire du sang contaminé ( NDLR : au début des années 1990), même si les reproches ne sont pas tout à fait les mêmes. Bien sûr, les juges ne sont pas des médecins mais les experts désignés par les tribunaux devront nécessairement examiner si, dans l'état actuel de la science, les mesures les plus raison- nables ont été prises. A cet égard, l'opinion publique sait aujourd'hui que les effets antiviraux de la chloroquine sont connus depuis des lustres (des anciens coloniaux particulièrement) et, quel que soit notre QI, nous nous interrogeons tous sur le rapport entre les composantes de l'Etat et l'industrie pharmaceutique. Il y a une forme d'alarme discrète chez chacun d'entre nous. Il y aura de toute façon une enquête parlementaire. Des carrières bien tracées seront détruites et d'autres vont éclore. Quel magnifique effet papillon.