Il est riche, célibataire, septuagénaire et profondément convaincu qu'épouser une jeunette lui rendra cette énergie dont il commence à manquer. L'histoire est vieille comme le monde ; elle met encore toujours sardoniquement en joie. Les déboires affectifs d'hommes fanés ont tant et tant alimenté les arts et la scène qu'ils devraient rappeler à chacun que puiser son/sa partenaire dans le vivier d'une ou deux générations plus récentes est rarement un bon plan au théâtre. Parce qu'ils sont souvent avares, disgracieux, tyranniques, les barbons sont barbants. Et perdants. Et ridicules. Mais voilà : Gaetano Donizetti, dans Don Pasquale (1843), son ultime coméd...