Qu'elles soient teintées de bleu ou perchées dans un olivier, les majorités politiques des villes de Wavre et d'Ottignies-Louvain-la-Neuve ne manquent ni de travail ni d'ambition. Dominée par Ecolo dans la ville universitaire, par le MR dans le chef-lieu de la province, la vie politique de ces deux grandes entités locales peut s'attendre, dans les années à venir, à de nouvelles évolutions. Wavre, c'est notamment la toute-puissance libérale, avec une majorité absolue confortable et un Charles Michel... à nouveau pleinement concentré sur sa tâche mayorale, du moins si le MR n'est pas rappelé au pouvoir fédéral - et rien n'est joué d'avance dans le contexte actuel. Au dire de l'opposition, le fils de Louis aurait quelque peu négligé ses obligations locales, le chef de file de l'opposition Ecolo allant même jusqu'à affirmer que les Wavriens " se sont sentis trahis ". Des accusations bien évidemment réfutées en force par l'un des hommes forts du parti libéral : " Etre ministre, c'est la capacité de faire avancer des dossiers locaux ", confie-t-il au Vif/L'Express, en admettant que le contexte politique devrait probablement l'amener à ...

Qu'elles soient teintées de bleu ou perchées dans un olivier, les majorités politiques des villes de Wavre et d'Ottignies-Louvain-la-Neuve ne manquent ni de travail ni d'ambition. Dominée par Ecolo dans la ville universitaire, par le MR dans le chef-lieu de la province, la vie politique de ces deux grandes entités locales peut s'attendre, dans les années à venir, à de nouvelles évolutions. Wavre, c'est notamment la toute-puissance libérale, avec une majorité absolue confortable et un Charles Michel... à nouveau pleinement concentré sur sa tâche mayorale, du moins si le MR n'est pas rappelé au pouvoir fédéral - et rien n'est joué d'avance dans le contexte actuel. Au dire de l'opposition, le fils de Louis aurait quelque peu négligé ses obligations locales, le chef de file de l'opposition Ecolo allant même jusqu'à affirmer que les Wavriens " se sont sentis trahis ". Des accusations bien évidemment réfutées en force par l'un des hommes forts du parti libéral : " Etre ministre, c'est la capacité de faire avancer des dossiers locaux ", confie-t-il au Vif/L'Express, en admettant que le contexte politique devrait probablement l'amener à être davantage présent " physiquement ". Rien d'étonnant à voir les dents de l'opposition grincer comme elles le font côté... MR à Ottignies-Louvain-la-Neuve. Le bourgmestre vert Jean-Luc Roland y mène, depuis dix ans maintenant, une majorité Ecolo-PS-CDH dans un paysage provincial à dominante bleue. Là aussi, l'opposition MR entend bien réussir, pour les prochaines échéances locales, à fissurer cette entente cordiale - olivier avant l'heure - et reprendre le pouvoir. Ou du moins le partager : l'opposition reproche aux écologistes d'être partie liée au CDH et au PS, comme s'il s'agissait d'un triumvirat immuable, condamné à aller au front électoral soudé comme une fratrie. Le conseiller communal et ancien bourgmestre MR Jacques Otlet entend bien changer la donne pour les échéances à venir, sous peine de devoir " expliquer aux électeurs que voter pour Ecolo, c'est aussi voter pour le PS et le CDH, et inversement ". La ville universitaire, passée selon Jean-Luc Roland du statut de " ghetto catho embourgeoisé " à celui de " véritable lieu de vie ", peut s'appuyer sur un commerce florissant symbolisé par l'Esplanade, centre commercial en progression constante. Nous verrons quel est l'impact de cette réussite sur l'offre commerciale d'Ottignies (où le Douaire, son centre commercial " historique ", poursuit son petit bonhomme de chemin) et de Wavre, qui semble un peu à la peine ces dernières années de ce point de vue-là, même si la cité des Macas planche sur quelques idées destinées à la remettre en selle. En profitant tout d'abord des... tarifs moins répulsifs qu'à Louvain-la-Neuve en matière de parking, mais surtout en tentant de développer un complexe pour enseignes de taille moyenne en centre-ville, sur le site du parking des Carabiniers. Sans compter les visées commerciales d'un promoteur sur l'Institut de la Providence. Les enjeux politiques et commerciaux ne seront pas les seuls à être sériés dans ces pages consacrées à ces deux incontournables du Brabant wallon, villes qui, à elles deux, comptent un peu moins de 65 000 âmes. Il sera notamment question du développement des zonings industriels et parcs scientifiques qui s'affirment comme autant d'espaces d'impulsion économique. Si la province, dans son ensemble, agit comme une véritable locomotive régionale en matière d'investissements étrangers, son axe Wavre-Ottignies-Louvain-la-Neuve, porté par l'université et l'activité qu'elle draine, se distingue singulièrement par son dynamisme économique. L'exemple d'une société comme Neurotech, dont nous vous dresserons le portrait et qui développe un implant artificiel censé soigner l'épilepsie, émarge à cette florissante catégorie. Pareil à Wavre, où le géant pharmaceutique GSK Biologicals compte parmi les plus grands employeurs privés du pays : le groupe annonce qu'il devrait encore investir 2 milliards d'euros dans les années à venir, pour améliorer l'offre de vaccins qu'il propose à l'heure actuelle. Restera à nous enquérir de l'état du marché immobilier et de l'offre culturelle et touristique de la région. Le résidentiel a bien maintenu le cap du côté de la ville universitaire, probablement mieux qu'à Wavre : la liste des atouts dont dispose Louvain-la-Neuve continue à séduire le chaland. En pleine rentrée académique, les étudiants chassent le kot ou le studio à louer et les agents, un peu débordés, tentent de contenir le rush comme ils le peuvent, loin de la situation bien plus calme - petite ville bourgeoise de province oblige - qu'à Wavre. Parlant d'atouts dont peut se targuer Louvain-la-Neuve, nous ferons par ailleurs le point sur l'un des nouveaux centres d'intérêt culturel développé à deux pas de l'Aula Magna : le Cinescope, complexe de treize salles obscures, vient de prendre ses quartiers sur les cendres de l'UGC après quelques années de disette cinématographique. Une joyeuse nouvelle pour tous les amateurs de toile, même si le démarrage ne s'est pas fait sans (petits) accrocs et que la société civile comme les autorités locales veilleront à ce que la programmation respecte certains gages de qualité. Côté loisirs toujours, nous prendrons également le pouls du plus célèbre parc d'attractions de la région. Les Français de la Compagnie des Alpes ont en effet repris l'enseigne Walibi et comptent bien faire de sa mascotte un personnage à part entière, décliné en dessin animé, en BD et en jeu vidéo... DOSSIER RéALISé PAR MICHEL DELWICHE, FRANCIS GROFF, LAURENT HOVINE ET GUY VERSTRAETEN; GUY VERSTRAE" voter pour Ecolo, c'est aussi voter pour le PS et le CDH "priorité aux enseignes de taille moyenne en centre-ville