Le choix d'un châssis ne se fait pas à la légère. Un châssis équipe une fenêtre, une fenêtre se place dans un mur, un mur fait partie d'un bâtiment, et le tout doit former une architecture cohérente. Il n'est donc pas étonnant de constater que le choix du matériau sera avant tout d'ordre esthétique. Le bois a pour lui l...

Le choix d'un châssis ne se fait pas à la légère. Un châssis équipe une fenêtre, une fenêtre se place dans un mur, un mur fait partie d'un bâtiment, et le tout doit former une architecture cohérente. Il n'est donc pas étonnant de constater que le choix du matériau sera avant tout d'ordre esthétique. Le bois a pour lui les atouts d'un produit naturel. Chaleureux, marqué par le dessin des fibres, d'une teinte variant du blond clair au brun foncé, il flatte nos sens de la vue au toucher. Sa surface, ni trop lisse ni trop rugueuse, accueille sans difficulté une lasure, un vernis ou une peinture. Sa facilité à être travaillé par le menuisier répond aux audaces des architectes : baies cintrées ou formes compliquées sont réalisables sans limite. L'aluminium s'inscrit presque comme son contraire. Il retient l'attention par son expression contemporaine, son caractère lisse, une rigueur des profils et une finesse d'autant plus remarquable que les fenêtres sont grandes. L'esthétique est rarement le critère déterminant lorsqu'on choisit un châssis en PVC. Certes, les fabricants ont bien tenté d'en renforcer l'agrément en développant des profilés moulurés, des " petits bois " ajoutés ou des quincailleries à l'ancienne mais sans jamais atteindre l'aspect du châssis bois ainsi copié. Après avoir rencontré un certain succès dans les années 1970 à 1990, ce pastiche est tombé en désuétude au profit d'une sobriété bien plus convaincante, d'autant que les profilés en PVC se sont fortement affinés et que leur largeur est aujourd'hui quasiment identique à celle des profilés en aluminium. GÉRARD KAISER