" Lorsque j'ai appris que je souffrais d'un cancer du sein, j'ai eu l'impression que ma vie s'effondrait. L'opération et la chimio ont sérieusement entamé mon assurance, surtout sur le plan physique: j'étais fatiguée en permanence et mes muscles fondaient comme neige ...

" Lorsque j'ai appris que je souffrais d'un cancer du sein, j'ai eu l'impression que ma vie s'effondrait. L'opération et la chimio ont sérieusement entamé mon assurance, surtout sur le plan physique: j'étais fatiguée en permanence et mes muscles fondaient comme neige au soleil. J'ai alors commencé à marcher régulièrement avec ma soeur, passionnée de marathons ; c'est ainsi qu'est née l'idée de courir ensemble. Après s'être renseignée, elle m'a convaincue que je me sentirais mieux et que cela améliorerait mes chances de survie. Nous faisons aujourd'hui du jogging en duo, prudemment et à mon rythme. Les voisins font une drôle de tête quand ils nous voient passer! Cela me vaut parfois des réactions très bizarres, comme si mon cancer du sein n'était qu'une broutille puisque je n'ai aucun mal à courir. Mon médecin, lui, me conseille de rester prudente. C'est dommage, car ce jogging avec ma soeur est le plus beau moment de la semaine - avec les promenades que nous continuons à faire. Curieusement, je me sens moins fatiguée après. Fin septembre, nous allons participer ensemble à un marathon urbain de 5 km. Pour y arriver, je surveille mon alimentation et suis un programme d'entraînement que ma soeur m'a concocté. Je vais tout faire pour recommencer à croquer la vie à pleines dents et je vais certainement continuer à courir. "