Il est de bon ton de nos jours de laisser croire qu'Elio Di Rupo prononcerait parfois des paroles imprévues. Pourtant, informer sur le présent oblige souvent à visiter le passé. C'est à cet exercice que vous auriez dû vous atteler e...

Il est de bon ton de nos jours de laisser croire qu'Elio Di Rupo prononcerait parfois des paroles imprévues. Pourtant, informer sur le présent oblige souvent à visiter le passé. C'est à cet exercice que vous auriez dû vous atteler en écrivant l'Indiscret " Réformer la loi de financement. Ah bon ! ... " (Le Vif/L'Express du 11 avril). Bien sûr ! Et c'est même là une tâche qui s'avèrera essentielle dans la législature qui va s'ouvrir par la préparation de la suivante. Elio Di Rupo a dit ce que les autres présidents n'osent pas encore évoquer et si même " un ténor " de son parti n'a pas saisi la réflexion, c'est que lui non plus ne perçoit pas l'antériorité objective. La loi de financement fut bancale en effet, ignorant le paramètre territorial de la Wallonie et ne tenant compte que de la population. Le sud du pays, c'est un territoire vallonné représentant 52 % du territoire national. Pensez-vous qu'il ne coûte pas plus cher à la SNCB que le " plat pays " ? Retenez bien la réflexion de Di Rupo. Quand vous serez amenés à réaliser un dossier sur la " fin des mécanismes de solidarité ", vous vous en souviendrez (du moins je vous le conseille...).