> L'hôtel de ville

La Région wallonne mettra principalement la main au portefeuille (à hauteur de 95%, le solde étant pris en charge par la province) pour ce chantier : classé monument exceptionnel de Wallonie, l'hôtel de ville, édifié entre 1775 et 1780 en style Louis xvi, devrait subir de profonds coups de scalpel. Livraison prévue en 2011 pour ce chantier démarré deux ans plus tôt et initié en 2005 : " Il a fallu quatre ans pour obtenir le certificat de patrimoine ", râle un peu le bourgmestre Claude Desama, qui compte bien faire du nouvel hôtel de ville l'une des têtes de gondole de l'offre touristique locale. Par souci de cohérence, la ville va également réaménager la place du Marché : les voitures n'y seront à priori plus les bienvenues.
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La Région wallonne mettra principalement la main au portefeuille (à hauteur de 95%, le solde étant pris en charge par la province) pour ce chantier : classé monument exceptionnel de Wallonie, l'hôtel de ville, édifié entre 1775 et 1780 en style Louis xvi, devrait subir de profonds coups de scalpel. Livraison prévue en 2011 pour ce chantier démarré deux ans plus tôt et initié en 2005 : " Il a fallu quatre ans pour obtenir le certificat de patrimoine ", râle un peu le bourgmestre Claude Desama, qui compte bien faire du nouvel hôtel de ville l'une des têtes de gondole de l'offre touristique locale. Par souci de cohérence, la ville va également réaménager la place du Marché : les voitures n'y seront à priori plus les bienvenues. Situé place Sommeleville, dans le plus vieux quartier de la ville, l'ancienne résidence de l'industriel Raymond de Biolley a été léguée par un particulier à la Fondation Roi Baudouin. La question de la réaffectation de ce superbe hôtel privé s'est rapidement posée : la Fondation, l'Institut du patrimoine, la Communauté française, la Région et la Ville ont fini par trouver un modus operandi (financement conjoint d'environ 6,5 millions d'euros) pour, d'ici à la fin 2013, y créer un dépôt d'archives communales, un grand musée des beaux-arts (celui de la rue Renier y déménagerait, laissant son bâtiment à un centre d'expositions temporaires) et, enfin, un espace scénographié dédié à l'histoire industrielle de Verviers. Vu comme ça, aujourd'hui, le Grand Théâtre de Verviers a l'air d'un vieux bougre fatigué à qui un coup de peinture ne suffirait pas. Sa décrépitude s'explique par l'absence de moyens financiers, mais les choses bougent : la procédure d'obtention du certificat de patrimoine est lancée. On parle d'un investissement lourd de 12 à 15 millions d'euros pour lequel la Ville, dont la charge serait estimée à 4,5 millions, ne pourra pas compter sur une participation massive de la Région. " La Région nous a dit qu'elle n'aurait pas les moyens avant 2014. Ce sera l'un des premiers projets de la nouvelle mandature régionale. Mais nous commencerons déjà des travaux de maintenance préalables. Nous travaillons aussi sur le projet culturel du Grand Théâtre, que nous souhaiterions peut-être moins élitiste, plus ouvert sur son environnement. " Pour l'argent ? On attend la Région. Et des souscripteursà Début des grands travaux prévu, par les plus optimistes, en 2015àOn ne compte plus, à Verviers, les projets liés, de près ou de loin, à la réussite du développement commercial de Foruminvest (voir en page 108). Notamment parce que le groupe devrait mettre, au-delà de son investissement propre, des millions d'euros supplémentaires pour assainir ses environs directs. " Nous pourrions y faire une jolie placeà Mais ce projet de rénovation est directement lié aux travaux de Foruminvest : s'ils finissent en 2013, on pourrait s'y mettre. Les travaux seraient à charge de la Ville, mais sur la base d'un fonds constitué avec des sommes venues de l'investisseur, sans compter les subsides de la Région ", anticipe Claude Desama. Récemment, le Parking Harmonie de la rue Defays (sur le site de l'ancien Delhaize) ouvrait ses portes sans que le public trouve, c'est le moins que l'on puisse écrire, encore son compte. Le mayeur assure qu'avec un peu de publicité, la fréquentation devrait décoller. Pour autant, la Ville compte également lancer un " projet plus ambitieux " de parking, sur le site dit de La Lainière, au bas de la rue du Thier Mère Dieu : on parle de 250 emplacements sur deux étages, lesquels devraient nourrir le quartier de l'hôtel de ville et de l'hôtel de Biolley. On s'oriente vers un partenariat public-privé : le marché devrait être lancé pour fin 2010. Il s'agit assurément de l'un des tout gros projets immobiliers à venir. Rachetés par le groupe anversois BroCap, les anciens locaux de l'usine de blanchiment de coton Arma Bleaching, situés entre les quais de la Vesdre et l'autoroute, seront réhabilités. Une centaine de logements, couplés à 800 m² de bureaux et 137 places de parking devraient naître fin 2013 de l'assainissement du site, de la démolition des bâtiments inutilisables, de la rénovation de ceux qui offrent encore un potentiel et de la construction d'un édifice neuf. Pour un investissement estimé à 14 millions d'euros. guy verstraeten