Toute cette fougue de la jeunesse qui proteste, j'aime bien et c'est normal. Du coup, je repense à la mienne, à mes "golden sixties"... C'est vrai que l'époque a bien changé mais les gens? A la maison, de chouettes parents mais une discipline stricte, pas de voiture ni de téléphone, ni de t...

Toute cette fougue de la jeunesse qui proteste, j'aime bien et c'est normal. Du coup, je repense à la mienne, à mes "golden sixties"... C'est vrai que l'époque a bien changé mais les gens? A la maison, de chouettes parents mais une discipline stricte, pas de voiture ni de téléphone, ni de télé ni de voyages. Des écoles surchargées puis le pensionnat, loin de la maison, une vieille caserne décatie quasi sans chauffage, une douche par semaine quand l'eau n'était pas gelée. Puis seize mois perdus, sans but et aucun salaire, au service militaire. Puis le travail, c'est vrai, il y en avait, mais pas toujours "golden", à la chaîne, levé à 4 heures du matin, cinq jours et demi par semaine, cinq kilomètres à vélo, logé en dortoir, trois semaines de congés. Mais on n'était pas malheureux, on rigolait bien et ça s'améliorait un peu tous les jours! Et puis, on ne nous répétait pas à longueur de journée qu'on perdait notre jeunesse, qu'on était déprimés, sans but et fatigués... Et me voilà maintenant "simple pensionné" mais heureux - excepté cette année, confiné, où j'ai risqué, pas seulement une bonne grippe mais tout simplement ma peau à chaque sortie. Alors les jeunes, c'est vrai, ce n'est pas gai mais courage, optimisme, haut les coeurs! Ça va s'arranger. Vous avez la vie devant vous et matériellement, vous ne manquez de rien ; un peu de patience, n'écoutez pas trop les psys et compagnie, c'est leur fond de commerce. Et surtout: relativisez!