Née à Tel-Aviv en 1957, Dganit Blechner s'est toujours profondément sentie attirée par l'art et la photographie. Forte de cette intime conviction, elle étudie les arts plastiques dans différentes écoles de Tel-Aviv et de Jaffa. Mais entre désir et réalité, le fossé est parfois grand. Notre jeune diplômée laisse parler la raison, remballe pour un temps ses ambitions artistiques et se lance sagement dans le design graphique et publicitaire. Une vingtaine d'années passent, mais ses rêves - inévitablement...

Née à Tel-Aviv en 1957, Dganit Blechner s'est toujours profondément sentie attirée par l'art et la photographie. Forte de cette intime conviction, elle étudie les arts plastiques dans différentes écoles de Tel-Aviv et de Jaffa. Mais entre désir et réalité, le fossé est parfois grand. Notre jeune diplômée laisse parler la raison, remballe pour un temps ses ambitions artistiques et se lance sagement dans le design graphique et publicitaire. Une vingtaine d'années passent, mais ses rêves - inévitablement - la rattrapent... En 2005, sa carrière prend un tournant décisif. L'artiste trouve dans le média photographique la forme d'expression qui sera à l'origine de toutes ses obsessions créatives. Toujours selon le même secret de fabrication, Blechner compose des £uvres où se mêlent travail digital, design et peinture. Digne héritière de Warhol, elle nous présente du beau monde. Mieux ! La crème des célébrités, les stars du cinéma, de l'art ou encore de la science. A l'origine de ses £uvres, des photographies (préexistantes ou clichés personnels) qu'elle manipule au gré de ses envies. De ces différentes sources naît un photo-montage élaboré, imprimé directement sur la toile. C'est alors à l'artiste de faire son entrée, de réserver à cet arrière-plan un traitement bien particulier (et unique), en l'agrémentant de signes, d'effets de matière, de parcelles de brillance ou encore de mots qui ne viendront que réaffirmer des caractéristiques que nous connaissons déjà. Et c'est sans doute le seul bémol... Est-il nécessaire d'ajouter le terme " Glamour " sur le portrait de Marilyn pour remarquer qu'elle incarne à elle seule un mythe de la féminité. Chacun aura un avis (plus ou moins éclairé) sur la question. Du reste, on savoure cet excellent sens de la composition tout droit emprunté de son expérience de publicitaire et sa palette dynamique, couvrant autant les teintes acidulées que les coloris saturés. Un style unique ponctué de fraîcheur et d'originalité. Dès lors, nous aurions aimé que les £uvres exposées soient un petit peu plus nombreuses. Par chance, d'autres artistes dans la même veine - et tout aussi talentueux - sont à repérer sur les cimaises voisines : Cédric Bouteiller, Troy Henrikser, Kokian... Une belle occasion de découvrir la Lounge Art Gallery, un espace récemment installé qui présente, dans une ambiance ultra-contemporaine, des artistes profondément ancrés dans leur époque.Bruxelles, Lounge Art Gallery, 65a, rue de Namur. Jusqu'au 15 mai. www.loungeartgallery.com Gwennaëlle Gribaumont