On le sait, entre banquiers et assureurs, c'est une guerre sans merci pour récolter les économies des particuliers. Aux bons de caisse des premiers, les seconds ont riposté avec les bons d'assurance. Lorsque les uns ont mis les fonds d'épargne-pension défiscalisés, les autres ont proposé l'assurance épargne-pension offrant la même réduction d'impôt. Et, pour contrer les sicav des banques, les compagnies d'assurances ont inventé les fonds d'assurance.
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On le sait, entre banquiers et assureurs, c'est une guerre sans merci pour récolter les économies des particuliers. Aux bons de caisse des premiers, les seconds ont riposté avec les bons d'assurance. Lorsque les uns ont mis les fonds d'épargne-pension défiscalisés, les autres ont proposé l'assurance épargne-pension offrant la même réduction d'impôt. Et, pour contrer les sicav des banques, les compagnies d'assurances ont inventé les fonds d'assurance.L'épargne quotidienne ne pouvait échapper à cette rivalité. Il y a quelques mois, quelques assureurs ont lancé ce qu'à défaut de dénomination plus précise, on appelle les comptes d'assurance. C'est le cas de la Smap, avec son compte "First", ou d'Afer, avec son "Afer Europe". Leur exemple devrait être suivi par d'autres compagnies. En réalité, ce type de compte n'est rien d'autre qu'un contrat d'assurance-vie dit de la branche 21, dont la rémunération est composée d'un revenu garanti (3,25 ou 3,75 %) et d'un "bonus" (participation bénéficiaire) qui porte le rendement global au-delà de 6 % (hors frais). Cela étant, ces comptes d'assureurs se distinguent des comptes des banquiers sur trois points : - les retraits : au contraire des banques, les compagnies d'assurances imposent une mise minimale, au moins à l'ouverture du compte, ainsi que des conditions plus ou moins strictes lors des retraits ; - les frais : du côté des assureurs, des frais d'entrée et de gestion plus ou moins importants sont exigés ; - la fiscalité : les comptes des assureurs - qui ne distribuent pas d'intérêts : ils sont réinvestis - sont soumis à la fiscalité des contrats d'assurance vie de la branche 21. On l'aura compris, même s'ils en ont l'odeur et la couleur, les comptes d'assurance ne sont pas de véritables comptes d'épargne au sens traditionnel du terme. Le mieux est encore de combiner les deux formules. Par exemple, pour une épargne " liquide " de 400 000 francs, pourquoi ne pas déposer la moitié sur un carnet de dépôt et l'autre sur un compte d'assurance ? A condition, bien sûr, de choisir les meilleurs. Pour ce qui est de l'assurance, le compte First de la Smap est actuellement le plus avantageux, aussi bien sur le plan de la rémunération que sur celui des frais et des commissions. Mais le marché évoluant rapidement, on sera attentif aux nouveautés en ce domaine.M.Ch.