Sous la clameur continue du public, dans une ambiance survoltée, les crissements de pas sur le parquet sont à peine audibles en ce 10 octobre 2019, apothéose de la prestigieuse saison de WNBA. Dans ce cinquième et dernier match de finale, opposant les Washington Mystics au Connecticut Sun, la Belge Emma Meesseman joue le feu, comme Lebron James en personne l'avait déjà souligné sur Twitter deux semaines plus tôt. Après avoir aligné vingt-deux points du haut de son 1 m 92, la ...

Sous la clameur continue du public, dans une ambiance survoltée, les crissements de pas sur le parquet sont à peine audibles en ce 10 octobre 2019, apothéose de la prestigieuse saison de WNBA. Dans ce cinquième et dernier match de finale, opposant les Washington Mystics au Connecticut Sun, la Belge Emma Meesseman joue le feu, comme Lebron James en personne l'avait déjà souligné sur Twitter deux semaines plus tôt. Après avoir aligné vingt-deux points du haut de son 1 m 92, la joueuse de 26 ans peut exulter, à l'instar de sa compatriote réserviste, Kim Mestdagh. Les Washington Mystics sont sacrées championnes de WNBA. Mieux : Meesseman est élue MVP ( Most Valuable Player), la meilleure joueuse de la finale. Une première dans l'histoire du basket belge. A elle seule, cette performance résume le potentiel plus collectif d'une génération de joueuses belges dont le talent s'est confirmé au fil des ans. " En 2011, l'équipe féminine des moins de 18 ans était déjà devenue championne d'Europe ", rappelle Jean-Pierre Delchef, président de la fédération belge, Basketball Belgium. Mais c'est surtout la médaille de bronze, décrochée à l'Euro 2017, qui a permis aux Belgian Cats de se tailler une réputation à l'échelle internationale. Une aura confirmée, un an plus tard, par une illustre quatrième place au Championnat du monde, alors qu'elles ne s'y étaient jamais qualifiées auparavant. " En 2017, nous étions la surprise. Depuis, c'est nous qui recevons des invitations de toute part pour jouer des matchs amicaux ", s'enthousiasme Jean-Pierre Delchef. Lors de l'Euro 2019, les Belgian Cats se sont inclinées de peu (80 à 84) face à la France en quart de finale, aux prolongations. Mais cette cinquième place au tableau final pourrait leur permettre d'écrire une nouvelle page dans l'histoire du basket féminin belge : disputer pour la première fois les Jeux olympiques, en 2020. Pour y parvenir, tout se jouera au Versluys Dôme d'Ostende, du 6 au 9 février. La Belgique, 9e mondiale, devra finir au moins à la troisième place d'un groupe où figurent aussi le Canada (4e), le Japon (10e) et la Suède (22e). Une mission compliquée, puisque, quoi qu'il arrive, le Japon sera qualifié en tant que pays hôte de ces JO. " Canada et Suède seront les matchs clés ", a résumé le sélectionneur, Philip Mestdagh. Dans ce tournoi âprement négocié à domicile, la vague porteuse viendra aussi du public.