Saule est un homme de réseaux. Pas ceux des alliances douteuses, mais d'amitiés et de musiques partagées. Elles traversent son parcours depuis une quinzaine d'années, souvent au fil du hasard. Voilà quelques-uns de ses complices occasionnels. "Sacha Toorop est un peu le Henri Salvador d'aujourd'hui. Il possède cette espèce de solarité dès qu'il se met à chanter. Je suis fan , aussi bien quand il chante que quand il est derrière une batterie...

Saule est un homme de réseaux. Pas ceux des alliances douteuses, mais d'amitiés et de musiques partagées. Elles traversent son parcours depuis une quinzaine d'années, souvent au fil du hasard. Voilà quelques-uns de ses complices occasionnels. "Sacha Toorop est un peu le Henri Salvador d'aujourd'hui. Il possède cette espèce de solarité dès qu'il se met à chanter. Je suis fan , aussi bien quand il chante que quand il est derrière une batterie. Notamment, depuis des années, avec Dominique A." Justement, l'une des premières rencontres musicales marquantes de Saule. "Mon ingé son était aussi celui qui travaillait sur son disque. Dominique est venu me trouver en disant que j'avais des chansons d'une extrême maturité: j'avais alors vingt et des piges et me suis un peu trimballé ce côté-là en me disant que si, à cet âge-là, je faisais des chansons supermatures, je ne pourrais plus jamais faire pareil (rires). Dominique a un côté très humain, très sincère, très rieur." Puis, tout proche de son actu puisqu'il partage un morceau du nouvel album: Cali. Croisé sur Aventuriers d'un autre monde, le projet de l'ex-Téléphone Richard Kolinka, qui emmène dans son sillage Jean-Louis Aubert, Stephan Eicher, Raphael, et puis Saule. "J'ai fait une demi-douzaine de dates et c'était euphorisant parce que je me retrouvais à chanter avec des mecs qui étaient sur mes cassettes quand j'avais quinze ans. Et puis avec Cali, on s'est vraiment liés d'amitié. C'est un vrai "punk": il m'a invité à son concert à l' AB et puis à un moment, il a quitté la scène, me laissant seul avec son groupe devant le public . Je n'étais pas prévenu. Pour Dare-Dare, il est venu à Bruxelles et on a enregistré la chanson en une journée." Parmi les rencontres historiquement manquées, celle avec Henri Salvador, décédé avant de concrétiser une collaboration. Et puis, peut-être Bashung, dont un titre du nouvel album de Saule, Tu boudes, rappelle très fort l'atmosphère sonique. "Pour son album Bleu pétrole, il avait retenu ma chanson Le Baiser et puis lorsqu'il a appris que je l'avais déjà interprétée, il a préféré ne pas la refaire, parce qu'elle existait déjà. Comme Salvador, Bashung est mort avant que je ne puisse collaborer avec eux."