L'affaire Dragone comporte également un volet " corruption " dans lequel Franco Dragone et Luc Joris ont été inculpés par le juge d'instruction Alain Blondiaux ; Dragone fin 2015, Joris le 12 mai 2016. Dans son réquisitoire du 24 avril dernier, le parquet considère lui aussi qu'" il existe des charges suffisantes à l'encontre de Luc Joris [et] de Franco Dragone " pour les préventions de corruption publique active et passive.
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L'affaire Dragone comporte également un volet " corruption " dans lequel Franco Dragone et Luc Joris ont été inculpés par le juge d'instruction Alain Blondiaux ; Dragone fin 2015, Joris le 12 mai 2016. Dans son réquisitoire du 24 avril dernier, le parquet considère lui aussi qu'" il existe des charges suffisantes à l'encontre de Luc Joris [et] de Franco Dragone " pour les préventions de corruption publique active et passive. Concrètement, le juge et le parquet reprochent à Dragone d'" avoir fait financer un voyage en avion Paris-Hong Kong aller-retour au profit de Luc Joris, administrateur de la Société régionale d'investissement de Wallonie (SRIW), et son épouse d'une valeur de 5 531,84 euros ainsi que des frais d'hôtel d'une valeur de 1 077,37 euros. " Selon un ex-collaborateur du groupe Dragone interrogé par les enquêteurs, " Franco Dragone a invité Luc Joris et sa compagne, à un séjour à Macao, dans un hôtel 5 étoiles. (...) L'invitation a été lancée (...) dans le courant de juin 2011. (...) Luc Joris devait nous fournir des instructions pour introduire la demande de prêt auprès de la SRIW. (...) C'est Simon Pieret qui, au nom de Franco Dragone, a invité Luc Joris à venir à Macao. Le juge et le parquet reprochent également au metteur en scène d'avoir " offert un repas d'une valeur totale indéterminée à Luc Joris (...) à Mons, le 1er septembre 2011 ". Et ce " avec la circonstance que la personne corrompue a effectivement usé de l'influence dont elle disposait du fait de sa fonction ". Autrement dit, les quelque 7 000 euros dépensés par Dragone pour " choyer " l'administrateur de la SRIW ont bien permis à l'artiste louviérois d'obtenir un prêt de deux millions d'euros de la SRIW. La décision d'octroyer ce prêt avait pourtant été prise par le " bras financier " de la Région wallonne en novembre 2011, en l'absence de Luc Joris. Cet ancien médecin militaire, homme de l'ombre du PS et ami très proche d'Elio Di Rupo, a été administrateur sur quota PS de plusieurs organismes publics (SRIW, FN Herstal, SNCB, Sogepa). En mars 2015, il a démissionné de tous ses mandats à la suite de le révélation de l'existence de sa société de consultance luxembourgeoise Bremco Management.Selon l'ex-collaborateur de Franco Dragone, Luc Joris, a également participé à une réunion de lobbying concernant le tax shelter le 1er août 2011 dans les bureaux de Umedia, avenue Louise à Bruxelles. " La législation du tax-shelter était au départ prévue pour I'industrie cinématographique, et l'idée était d'étendre cette législation aux spectacles vivants, dont le groupe Dragone est un des leaders sur le marché belge, raconte le témoin. Lors de cette réunion, Luc Joris s'est présenté comme ayant un grand carnet d'adresses et pouvant faire du lobbying auprès des autorités politiques et autres. "