Perdu dans les polders, le studio d'Ozark Henry borde un canal tranquille, arpenté par les cyclos, du côté d'Oostduinkerke. La mer se trouve à quelques kilomètres à peine. Le calme règne. Mieux : le silence. Piet Goddaer, de son vrai nom, reçoit à la coule, pieds nus, kimono de soie sur pantalon blanc. L'antre du musicien est très loin des clichés du studio-grotte dans lequel s'enferment les groupes habituellement. Ici, les murs blancs et la grande verrière assurent un maximum de luminosité. Une paire de vélos de course est posée dans un coin. Sur une étagère, quelques pochettes d'album, témoins d'une discographie studio qui en recense officiellement neuf (on ne compte pas les BO), depuis le premier I'm Seeking Something That Already Has Found Me, en 1996. La boîte d'un costume Ann Demeulemeester est prête. Posée par terre, une valise attend par contre d'être bouclée : après Milan et avant Tokyo, Ozark Henry doit se rendre à Paris. Parrainé par une marque de champagne de luxe, il y présentera sa musique inspirée " par la création de la dernière cuvée " de la prestigieuse maison en question. Avec ce petit plus : les morceaux seront diffusés en... trois dimensions.
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