Ils ne savaient pas forcément que cela serait leur dernière oeuvre et l'incertitude peut demeurer sur certains des tableaux réunis ici - datés par année et non par mois. Mais l'écrivain Bernard Chambaz a tranché,...

Ils ne savaient pas forcément que cela serait leur dernière oeuvre et l'incertitude peut demeurer sur certains des tableaux réunis ici - datés par année et non par mois. Mais l'écrivain Bernard Chambaz a tranché, et voilà une galerie de 100 peintures, déclinées en doubles pages, des Deux Comédiens (1966), d'Edward Hopper, à L'Enseigne de Gersaint (1721), de Watteau. Le propos ? Evoquer ce que l'on voit sur chaque tableau et raconter ce que l'on sait sur les circonstances de la mort de l'artiste. Ainsi de Hopper peignant deux silhouettes blanches tirant leur révérence, peu de temps avant de mourir, à 84 ans, assis dans son grand fauteuil, " l'air heureux, beau comme un Greco ". Ainsi d'Une dame assise au virginal (vers 1670-1672), ultime tableau d'un Vermeer désargenté, mort brutalement, à 43 ans. Ainsi encore du petit tableau Le marxisme donnera la santé aux malades, élaboré par une Frida Kahlo amputée et corsetée. En quelques phrases, Bernard Chambaz réussit à brosser l'univers de chaque peintre. Du grand art.