Dans l'émouvant recueil de récits qui porte le nom de Vies minuscules, l'écrivain français Pierre Michon évoque le destin tragique d'André Dufourneau, jeune orphelin pauvre dont " la vocation fut l'Afrique ". Mieux que tout autre romancier, Michon exhume la part maudite qui souvent se cache derrière ces expatriés devançant l'appel dont le profil est volontiers endossé par les " branchettes cadettes, les poètes apostats, tous les déshonorés pleins d'honneur, d'ombrage et de mémoire qui sont la perle noire des arbres généalogiques ".
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