Apeine était-il sorti, en avril 2015, des affres de sa furieuse Penthesilea (oui, la reine des Amazones qui déchiquetait son amant, sombre adaptation de l'oeuvre cruelle du poète dépressif Heinrich von Kleist), que Pascal Dusapin ruminait déjà un méchant dilemme : poursuivre dans la veine sépulcrale, ou passer à quelque chose d'un peu plus joyeux ? Convaincu, à 64 ans, que chaque opéra charrie indéfectiblement " sa peine, son inquiétude, son indescriptible détresse ", le compositeur français n'est pas un grand comique. Le choix fut donc assez rapide : va pour l'exploration continue des immondes recoins de l'âme humaine. Et tant q...