D'emblée, elle cite Angela Davis et Audre Lorde, femmes de lettres noires américaines et militantes féministes. " J'ai aussi une grande fascination pour Dalida, Simone Signoret, Madonna : j'adore les pionnières... " Larges créoles aux oreilles, cheveux ras, grand regard droit qui considère son interlocuteur et lumière spéciale à l'intérieur, elle a, tatoués sur son décolleté, deux mots reliés en guise de collier : " La vie La poésie ". La poésie, Lisette Lombé l'incarne. Les mots, cette ancienne professeure de français, née d'un père congolais et d'une mère belge, les fait sonner, s'entrechoquer ; elle les murmure, les crie, les scande. " J'aime le passage de l'écrit à l'oral. De manière générale, j'aime les lieux de passage... " Alors qu'on la rencontre, elle est justement en train de mettre la dernière main au sommaire du rageur On ne s'excuse de rien ! (1), recueil au féminin pluriel des meilleurs textes sortis des ateliers de slam qu'elle chapeaute avec puissance et douceur.
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